Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 20:50
Tous les ans à la même époque, c'est la même chose : des gens sont dans la rue par grand froid. Certains d'entre eux meurent. Et chacun de s'en émouvoir. Sa majesté avait promis solennement que plus jamais il  n'y aurait de cadavres qui encombreraient les rues, que tous les sans-abri auraient un toit. Une promesse solennelle certes, mais sans effets. Il fait moins de zéro. Et pourtant, on peut voir des S.D.F. se rencogner dans les embrasures de porte, sous les porches (quand ils sont ouverts), traîner leurs guêtres dans les lieux publics chauffés...

Dans les centres commerciaux comme celui de la Part-Dieu à Lyon, d'un côté l'opulence, de l'autre de pauvres hères en mal de confort venus chercher un peu chaleur pour leur pauvre corps meurtri par les attaques du vent froid qui sévit à l'extérieur. Ils sont chassés à la fermeture et se retrouvent sans couverture pour les  garantir de la froidure nocturne. Chacun prépare sa collecte en vue de Noël et passe indifférent à cette misère qui, pourtant, crève les yeux. Apparemment pour ces acheteurs à la recherche des cadeaux à offrir à leurs proches, la solitude et le manque de tout n'existent pas. Ils marchent d'un pas pressé, affairés, centrés sur leurs désirs bien égoïstes. Pas un qui ferait un geste ou jetterait un regard de compassion...

L'hiver arrive et ces gens qui n'ont pas choisi de se retrouver démunis sont abandonnés à leur sort. Bien sûr, on se hâte d'évoquer sur les ondes et au fil des pages cette misère incongrue. On s'émeut de cet état de fait  tandis que des associations tentent de venir en aide à ces dépourvus de tout. Et pendant que ces bénévoles s'emploient chaque nuit à traquer les délaissés de la société, l'état, tout en promettant que chacun aura un endroit où dormir, est inapte à faire ce qu'il faut pour que plus personne ne soit sans protection. A quoi servent alors ces promesses qui ne sont jamais tenues ? Est-ce pour se donner bonne conscience, pour se faire croire que tout ne va pas si mal que ça ? C'est si facile de dire... Il semble que ce soit moins aisé de faire...

Ce qu'il nous manque aujourd'hui, c'est un Abbé Pierre. Il n'y a que des hommes de cette trempe qui savent voir, sentir et agir. La crise que nous traversons n'est pas la cause première de ce phénomène social, mais elle en rajoute une couche car avec le chômage qui s'amplifie pas besoin d'être grand clerc pour deviner que le nombre des laissés pour compte augmentera. Faudra-t-il qu'on soit obligés d'enjamber des cadavres congelés à chaque coin de rue pour qu'enfin les promesses se transforment en décisions et en actes ?


Partager cet article

Repost 0
Published by Fred de Roux - dans phénomène de société
commenter cet article

commentaires

Lionne64 19/12/2009 12:04


Très bon article! Moi je l'ai fait sous forme humoristique... Mais nos articles se rejoignent complètement... Je pense que malheureusement ce sera de pire en pire... Car la classe moyenne tend à
disparaître... Vu les crédits qu'ils ont sur le dos!! Et de plus en plus de français sont en surendettement!!! Pas terrible... KISS et bon WE à toi mon grand


Fred de Roux 19/12/2009 12:12



Et si notre endettement se poursuit, on risque fort de se retrouver dans de sales draps...
Je file sur ton blog.

Bon week-end à toi



Martin Françoise 18/12/2009 13:41


Des pas perdus, je souris du choix de votre pseudo...Faut-il l'entendre comme ceux de la salle des pas perdus où comme "des" qui ne seraient pas perdus?
Personnellement, je penche pour "des qui ne serient pas perdus!"

Les urnes, parlons-en encore et encore.....oui, il faut voter et je pencherai même pour rendre le vote obligatoire en France avec des sanctions significatives pour ceux qui ne voudraient pas le
faire mais il faudrait aussi prendre en compte les bulletins blancs...

Depuis quelques années, je vote par défaut tant il est difficile de faire un choix entre les candidats à la mise en place de notre bonheur. À une seule exception près, ils sont tous prêts à nous
rendre heureux......La classe politique frise la sénélité à nous répéter toujours les mêmes promesses, et les "effets de manche" dont parlaient Fred ne sont malheureusement pas réservées au pouvoir
en place.....
Peut-on raisonnablement faire confiance à qui, de part son attitude publique et privée, va à l'encontre de ses beaux discours?
Qui de la droite à la gauche, donnerait une partie de ses dépenses personnelles ou même
d'organisations de structures politiques pour que les SDF aient un toit?
Aujourd'hui, je ne vois personne et vous?
Bonne journée
Françoise.


Fred de Roux 18/12/2009 20:46



Aujourd'hui personne n'est prêt à sacrifier quoi que ce soit de ses "propriétés" (hélas !)
Si seulement les politiques savaient donner l'exemple... ON ne peut pas dire que ce soit le cas, tous paretis confondus. Triste constat.



Martin Françoise 18/12/2009 13:24


Merci sixtine de me donner la possibilité de prendre contact avec vous par votre réponse.
Je crois que nous sommes tous d'accord pour ce triste constat qu'en Haut Lieu, comme vous dites, peu de choses sont faites qui permettraient pourtant de donner à ce "lieu" ses lettres de noblesse,
nous en sommes loin, j'en suis aussi convaincue et je le regrette profondemment d'autant plus qu' il me semble que, pour toutes les raisons que j'ai déjà soulignées, ce serait possible.
Il faudrait peut être pour cela, pour rebondir sur l'utilité de ce "Haut Lieu" marteler 24/24 à la manière de la publicité, que l'Etat n'est pas une entité abstraite, l'Etat c'est avant tout, Nous.
Nous qui devons voter, l'abstentionisme en France est un véritable fléau, qui devons continuer à être vigilants, qui devons maintenir la pression même au risque de se perdre et c'est un réel
soutien que ces blogs qui nous donnent la possibilité de dire, de comparer, de modifier nos regards....Merci.
Je partage aussi votre point de vue sur le fait que la perception des pauvres par les riches et peut être aussi vice et versa, est une des raisons qui fait que le dialogue ne s'instaure pas.
Sans m'étendre sur mon vécu, j'ai cette chance de pouvoir cotoyer intimement ces deux pôles de notre société et je suis toujours étonnée par le fait que les plus aisés n'ont aucune notion de ce
qu'est vivre, si on peut appeler cela vivre, avec des moyens financiers inqualifiables  je suis aussi choquée par l'enthousiasme qui suit l'annonce de certaines mesures comme si, il était
possible de vivre aujourd'hui avec des revenus aussi dérisoires que ceux qui nous sont annoncés.
Apprendre la pauvreté aux riches, de mon point de vue, ne changerait rien à la donne mais donner la possibilité aux pauvres de connaitre exactement ce que peut offrir un salaire décent leur
redonneraient l'envie de se battre.
Peut être serait-il aussi utile de redéfinir ce que c'est que d'être riche, pauvre malheureusement on ne le sait que trop. Je suis pour le nivellement par le haut et je refuse de me satisfaire de
ces mesurettes qui servent seulement à faire taire la révolte.
Tout le monde connait la réplique de Marie Antoinette et son interprétation peut être différente....Oui, donnons des "brioches" aux pauvres jusqu'à ce qu'ils y prennent suffisamment goût pour aller
détruire les grilles de nos nouveaux châteaux!.
Avez-vous remarqué comme moi que chaque fois que nous mettons en place des systèmes quelqu'ils soient c'est toujours dans le minima que cela se fait?
Soupes chaudes pour les SDF, oui, bien sûr mais pourquoi pas plus que cela, vêtements usagés pour eux, oui,  mais pourquoi pas plus que cela.
Je pourrais vous donner des quantités d'exemples sur le sujet de la distribution aux pauvres mais vous les connaissez déjà. Il circule même sur le sujet des histoires dites drôles dont je nous
épargnerai la redite! Et pourtant, elles sont le reflet de notre état d'esprit, je dis bien "NOTRE" état d'esprit et je ne m'exclus pas du lot...C'est aussi dans nos mentalités qu'il faut revoir
nos copies.
Bonne journée.
Françoise.


Martin Françoise 18/12/2009 12:43


Bonjour Fred,
Merci de votre réponse.
Oui, j'aurais du me présenter, mille excuses. J'ai attéri sur votre discussion en consultant le blog de Pascalou que j'apprécie.
Mon intérêt pour votre sujet vient du fait que j'ai une formation de sociologue (juste une licence) et que tous les sujets de société m'interessent, que je participe et ai participé à nombre
d'actions humanitaires en Afrique et en France et que j'ai un peu baissé les bras en ce qui concerne l'action mais pas la réflexion.
Dans ce que vous avez écrit, je retiens surtout, qu'en effet, l'ouverture qu'a fait le gouvernement actuel en incluant dans ses rangs un spécialiste de notre question qui vient d'ailleurs aurait du
donner des résultats qui sont encore aujourd'hui attendus.
Cette ouverture pose également questions  dans d'autres domaines et ce sujet pourrait faire aussi (si ce n'est pas déjà fait car je n'ai pas encore eu le temps de tout lire)l'objet d'une
réflexion.
En ce qui concerne les personnes sans domicile fixe, les effets de manche de notre Président auraient pu ne pas en être si les médias, au lieu de nous abreuver d'informations sans intérêt
s'employaient à suivre de près les déclarations, les promesses de TOUS NOS POLITIQUES et si nous, les citoyens, étions vigilants au suivi de ces actes de paroles qui ne sont pas suivi d'actes tout
court.
Mais il en n'est rien, pour le moment du moins et c'est peut être par là que pêche notre système démocratique qui s'enlise dans l'illusion qu'il suffit de voter pour être décharger des
problèmes.
Monsieur Sarkozy, il faut oser le nommer, n'est pas facile à "manier", c'est, certes, le moins que l'on puisse dire si on se souvient de sa première conférence de presse au cours de laquelle les
journalistes se sont laissés traiter comme des irresponsables mais nous sommes un pays où la liberté d'expression doit prendre le pas sur toutes les menaces de quelque nature qu'elles soient! Je
suis de celles qui voudrais pouvoir dire à nos journalistes
que leur métier est d'abord un métier d'informations avant celui de commentateurs et qu'il leur serait facile de faire un point objectif sur l'état de ces promesses.
Ce n'est réellement fait dans aucun domaine et nombre d'entre nous regardent ailleurs tant la tâche est immense, pesante et hypothétique quant aux éventuels résultats de leur action.
Mais heureusement, il y a ces blogs qui, par leur pertinence, attirent l'attention des observateurs.
Pour ce qui est de l'action des bénévoles, toutes associations confondues, je crois que là aussi le débat devrait s'ouvrir.
Les membres des associations ont le plus souvent le mérite de croire que leurs actions ont une utilité mais ils ne s'interrogent pas suffisamment, de mon point de vue, sur les raisons qui font
qu'on fait appel à eux plutôt qu'aux pouvoirs publics comme vous le soulignez.
L'appel à notre générosité individuelle sur toutes les formes est aussi un sujet qu'il faudrait mettre à plat. Juste une petite observation tirée de mon vécu : il ne suffit pas d'avoir le coeur sur
la main, ni la main au porte-monnaie, il faut aussi accompagner ses gestes de réflexions et avoir une certaine compétence pour faire.
Un monde parfait direz-vous? Oui et pourquoi pas, il est peut être temps de réviser les dogmes de notre culture judéo-chrétienne : le paradis ce n'est pas pour après, c'est maintenant, pour le
temps de vie qui nous est donné, qu'il faut le construire!
Bonne journée à vous.
Françoise.


Fred de Roux 18/12/2009 20:38



Bonsoir Françoise,

Merci de ce retour et de vos commentaires. Sixtine dit que vous avez ouvert le débat et c'est bien vrai. Vous approfondissez des points que nous n'avons pas développés Sans doute est-ce dû à
votre formation et à vos expériences dans le cadre de l'humanitaire.
Nous aurons, je l'espère l'occasion de "discuter" plus avant.

Je vous souhaite une excellente soirée et vous dis à bientôt. Merci de votre visite        Fred



des pas perdus 18/12/2009 10:32


Exactement une révolution par les urnes...


Fred de Roux 18/12/2009 20:34



La seule qui peut être justifiée, n'est-ce-pas ? A condition que tous ceux qui sonten âge de voter le fassent... Ce qui n'est pas dit.



sixtine 18/12/2009 07:05


Bonjour, Fred,
Le commentaire de Françoise relance très fort le débat... C'est comme cela que l'on avance ! En comparant les idées et en échangeant les points de vue...
Ce qu'elle dit est juste et vrai. Ce qui nous indigne à ce jour, c'est la promesse d'engagement de l'Etat dans ce domaine et l'absence criante de résultats...
Ce beau pays de France fonctionne le plus souvent humainement grâce et par le fait de ses nombreuses associations et bénévoles qui " font le boulot " ... !
Mais, en Haut Lieu, on se bouge un peu... ?
S'ils descendaient un moment de leur piédestal pour " mettre la main dans le cambouis " peut-être alors les choses changeraient...
Pauvre parmi les pauvres, ne serait-ce qu'un instant, pour comprendre...
Amitiés.


Fred de Roux 18/12/2009 20:32



Bonsoir Sixtine,

Oui, j'apprécie la visite de Françoise et comme tu le dis, elle relance le débat. J'aime ces échanges car ils sont constructifs. Les points de vue différents permettent de mieux appréhender un
sujet dans sa totalité. D'où l'intérêt d'avoir des lecteurs venus d'horizons différents et ayant des expériences autres que les nôtres.
Comme toi, je pense que l'expérience d'une vie qui ne nous appartient pas serait le meilleur des remèdes côté compréhension des problèmes rencontrés par ceux qui souffrent de tout en n'ayant rien
ou presque rien. Il faudrait réinstituer le compagnonnage : avoir l'exigence de se sortir de son cocon et expérimenter une vie à l'opposé de celle que l'on mène. Cela nous apprendrait à
relativiser et apprécier ce que l'on a. Dommage que cette forme d'éducation n'exsite pas...



Martin Françoise 17/12/2009 19:52


Je sais que je vais vous faire hurler mais je voudrais quand même apporter ma part de réflexion sur ce sujet qui me préoccupe au plus haut point.
D'abord, je voudrais dire que "Sa Majesté" comme vous dites, et je gage qu'il s'agit du Président de la République, n'est au pouvoir que depuis deux ans. Non, ne criez pas, je ne veux pas dire que
c'est peu pour agir surtout devant une telle urgence mais je veux dire que d'autres étaient là bien avant lui et pendant très longtemps sous l'étiquette qui prétend défendre le social et des SDF
dans mon quartier, Montmartre à Paris, font, si j'ose cette image, partis du paysage depuis très longtemps.
Ce n'est pas non plus exact que personne ne fait rien, le SAMU social dont j'ai fait parti, sillonne la ville de jour comme de nuit pour apporter des solutions en tout genre mais alors direz-vous
pourquoi encore des SDF dans les rues de Paris?
Pour moi, la réponse est nette : parce que c'est avant que ces personnes se retrouvent dans la rue qu'il faut agir. Nous n'avons peut être pas, à Paris en tout cas, la possibilité de loger ces
personnes en période de grand froid. On se demande bien d'ailleurs pourquoi attendre les grands froids.....Mais nous avons les moyens en France de prévenir ces accidents de la vie. Je connais la
ritournelle à propos de la répartition des richesses et c'est sans doute mathématiquement vrai que si les riches donnaient la moitié de leurs avoirs aux pauvres, rien ne serait résolu mais soutenir
les chômeurs ne serait-ce que dans
la possibilité de garder leur logement, d'avoir des revenus décents et pas seulement des miettes, il n'y aurait plus de personnes dans la rue!
Ce qui me navre le plus dans la gestion de notre pays, c'est d'une part, que tout bord confondu, les mesures prises ne sont jamais à la hauteur de l'enjeu et que l'on traite les sujets dans
l'urgence du fait accompli, la prévention, la réflexion des causes et de leurs conséquences ne sont jamais dans aucun programme politique.
Françoise Martin


Fred de Roux 18/12/2009 00:37


Bonsoir Françoise,

Merci de votre réponse qui est claire et qui apporte
de l'eau à mon moulin. Non, je ne hurle pas : vous prêchez auprès de quelqu'un de convaincu. Ce qui est reproché aujourd'hui, ce sont des phrases prononcées la main sur le coeur sans avoir été
suivies d'effets. J'ai revu le "discours", j'en ai ôté le superflu (tout ce qui relève du pathos en fait) et cela donne ce qui suit :
Je veux que plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de
froid. Parce que le droit à l'hébergement est une
obligation. Si on n'est plus choqués quand
quelqu'un n'a pas de toit, c'est tout l'équilibre de la société qui s'en trouvera mis en cause.

Voilà ce qu'il aurait fallu dire car ç'eut été
l'expression d'une réelle volonté d'éradiquer la précarité. Or, en restituant les coupes que j'ai faites, ces phrases perdent leur sens premier. Ce ne sont que des effets de manche comme en ont les avocats dans
les prétoires. C'est facile de s'émouvoir une fois l'an et encore plus facile d'oublier tout aussitôt. La véritable charge d'un état, et donc sa justification, c'est la prise en charge des plus
faibles. Et cela vaut pour tous ceux qui, depuis décennies, ont présidé aux commandes de notre pays. Mais présentement s'il n'existait pas des associations, des ONG, le Samu, Emmaüs, le Secours
Catholique, les Restos du Coeur, ATD Quart Monde, et d'autres qui font appel à la générosité populaire, ce serait encore pire. Est-ce bien normal et donc moral que ce soient des bénévoles qui
agissent en lieu et place de l'état ? Je vous l'accorde volontiers, aucun gouvernement n'a su prendre la mesure de ce désastre social et encore moins les mesures qui auraient permis de maintenir
les démunis dans leur logement (pour reprendre votre exemple) et jamais aucun gouvernement n'a inclus dans son programme les causes et les conséquences de ces situations dramatiques. Or, dans ce
gouvernement il y a un spécialiste d'Emmaüs, contrairement aux gouvernements précédents. On aurait pu croire que cette "ouverture" autoriserait à penser qu'on se souciait des gens en
difficulté...
Au fait, Françoise, comment êtes-vous arrivée sur mon blog ? Ma curiosité est grande d'autant que j'aime beaucoup que l'on commente mes articles même si c'est critique.

Je vous souhaite une bonne nuit            Fred



des pas perdus 17/12/2009 17:51


Entièrement d'accord, sauf que ce qu'il nous manque, c'est une bonne révolution...


Fred de Roux 17/12/2009 18:46



Bonsoir,

La révolution ne peut venir que par la prise en compte de tous les membres de notre société. Ce n'est pas une révolution sanglante qu'il faut, mais une révolution des esprits.



sixtine 17/12/2009 07:10


Bonjour Fred,
J'avais " zappé " cet article ! Tu parles de notre cher disparu... Comme il me manque ! Si nous pouvions tous et toutes nous imprégner très fort de sa détermination, nous nous sentirions alors
moins démuni(e)s...
Passe une bonne journée !


Fred de Roux 17/12/2009 18:44



Bonsoir Sixtine,

Comment ne pas penser à ce saint homme qui a su si bien se démener pour que les pauvres d'entre les pauvres béénficient du minimum ? Sa vie a été bien remplie, mais aujourd'hui ses coups de
gueule manquent à notre société qui s'enfonce dans l'égoïsme et qui évite de regarder en face certaines plaies qui sont pourtant l'émanation d'un dysfonctionnement qu'elle a provoqué. Oui, il
faudrait un nouvel abbé Pierre pour que les malheureux soient enfin pris en compte.



Lumieres contemporaines 15/12/2009 10:20


Salut fred,
La gauche et la droite avaient promis le coup du zéro SDF. La gauche ne l'a pas fait quant à la droite....


Fred de Roux 15/12/2009 19:31



Bonsoir Alex,

Les politiques promettent toujours tout mais se contentent de faire s'envoler des mots qui se perdent dans les nuées des cerveaux ramollis.

Bonne soirée             Fred



Lucien Aymard 15/12/2009 00:40


Bonsoir Fred,
Rien à ajouter, je suis Renard dans sa démarche mais je vois que tu n'as pas attendu pour agir. Son idée de rappeler la phrase du discours de Sarko sur les SDF me parait excellente.
Amitiés
Béa et Lucien


Fred de Roux 15/12/2009 01:25



Je suis tellement d'accord avec cette démarche que je fais un nouvel article avec la fameuse phrase.

Bonne nuit



Renard 15/12/2009 00:34


Bonjour Fred

J'ai fait partir une newsletter que mes abonnés trouveront au réveil, je crois que tu l'es aussi, alors, si tu veux bien, fais la circuler, afin que nous fassions un vrai buzz sur le net et qu'on
ne puisse nous ignorer, je vais aussi essayer de faire savoir aux journaux que le net bouge pour ça

Amitiés 


Fred de Roux 15/12/2009 01:23



Bonsoir Renard,

Je fais un copier-coller de la promesse de la campagne sur mon blog. En attendant la suite.

Passe une bonne nuit et merci de ce que tu fais.

Amicalement           Fred



Pat59 14/12/2009 23:55


Bonsoir Fred,
Merci pour ton article, qui alimente le sujet, le but final que je veux déclancher c'est une force qui obligera l'administration au pouvoir à respecter la promesse pour les sans abris, les
infrastructures existent déjà, tels des usines désafectées, des casernes avec une larme du fameux emprunt on pourrait créer des centres, d'autant que les anciennes casernes disposaient d'un mess,
donc d'une cuisine et idem pour les entreprises, les locaux vides avec la crise fleurissent de même que les appartements et maisons pour raisons spéculatives.
L'Etat peut requisitionner ces locaux, mais encore faut il le vouloir.
Amitiés
Pat


Fred de Roux 15/12/2009 01:24



Bonsoir Pat,

Ton coup de gueule était nécessaire. Faisons le maximum de tapage autour d'une promesse éventée dès qu'elle a été prononcée (on se paye des mots contre des mots atteints de mutisme)

Bonne nuit



râleuse ex02468 14/12/2009 22:27


parce que toi tu croyais a ces promesses  ????? ça m'écoeure , on nous bassine avec les banques qui vont mieux , dubaï qui remonte , et on n'est pas fichu de faire du vrai social !!!!! c'est
pas un abbé pierre qu'il nous faut c'est un changement de regime politique , et vite sinon on risque de se retrouver tous dehors !!!!!!!


Fred de Roux 14/12/2009 22:39



Bonsoir Râleuse,

Certes, un changement total de politique mais également un Abbé Pierre (même s'il est unique) qui sache remuer les consciences et les événements. C'est par le regard qu'on porte sur les autres
qu'on peut trouver des solutions et apporter du changement. Une société qui abandonne certains des siens est une société déliquescente. Il lui faut donc retrouver une conscience et seul un homme
de l'acabit de l'Abbé Pierre est capable de la lui rendre. Des comme lui, il y en a un par siècle... C'est donc bien mal parti.



elen 14/12/2009 22:11


Je ne pense pas que les gens soient indifférents à la misère des sans-abris, moi ça me rend malade. On ne peut pas donner à tout le monde, c'est peut-être pour cela qu'on essaye parfois de faire
comme si on ne les voyait pas. Autrefois, il y avait "la place du pauvre" à chaque table, enfin c'était comme ça chez ma grand-mère. Aujourd'hui on peut donner à la fondation abbé Pierre.
Amitiés
Elen 


Fred de Roux 14/12/2009 22:34



Bonsoir Hélène,

Je parle d'indifférence parce que j'ai croisé involontairement certains regards qui se dérobiaent à la vue de clodos. Certains préfèrent ne pas voir la misère car ils se sentent malgré eux
coupables d'être mieux lotis. Certains autres détestent être confrontés à cette "peste" sociale qu'ils voudraient bien ne plus voir. C'est vrai que beaucoup sont émus et font ce qu'ils peuvent.
mais l'égoïsme est tellement devenu la norme que peu de gens s'arrêtent ou alors oublient très vite cette vision peu gratifiante socialement parlant.
Cet article, je l'ai fait à la demande de Patrick qui a eu un sacré coup de gueule face à l'inertie des pouvoirs publics. D'autres ont fait comme moi : Renard, Sixtine... Si on pouvait avec nos
mots lancés sur le web faire bouger un peu les choses... Il faudrait vraiment que ce ne soit pas chaque année la même rengaine : tant de morts de froid dans la rue, bien étalés en une des
journaux.

Bonne soirée Chère Elen              Fred



Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche