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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:32

Tout le monde ne peut poursuivre des études car personne n'a le même potentiel intellectuel que l'autre. C'est un leurre absolu que de prétendre que tous les jeunes doivent avoir le bac. cCest grâce à cette mesure imbécile que les petits métiers ont disparu de notre paysage. Tout ça pour masquer les courbes ascendantes du chômage. Et ce n'est pas le gouvernement actuel qui a provoqué cette catastrophe nationale. Cela remonte bien plus loin. Ceci posé, il porte la responsabilité de la continuité du système inauguré par ses prédécesseurs.

Qui de vous dispose près de chez lui d'un véritable cordonnier ? d'un bourrelier ? d'un serrurier ? Là où j'habite, il n'y en a plus. Depuis quelques décennies, que ce soit pour ressemeler les godasses, refaire un trousseau de clefs, graver une plaque de boîte aux lettres, je me rends dans un estancot à tout faire. Même chose pour faire imprimer des faire-part. C'est éminemment regrettable car mes semelles ne résistent pas longtemps, se décollent, se trouent et mes godillots finissent misérablement à force de marcher. Quand je refais des clefs, je fais des allers et retours innombrables parce qu'elles n'entrent pas dans la serrure et pour peu qu'elles consentent à y pénétrer, je ne peux les tourner, ouvrir  ou fermer.  Les plaques ne se font plus en cuivre, mais en plastique. Nettement moins esthétique et plus cher. Bref, la galère.

Il n'est pas jusqu'au pain qui soit vraiment traditionnel : la pâte est livrée surgelée. Beurk ! Le pain est devenu une denrée chère. Malgré le coût prohibitif, il n'a plus cette qualité d'antan. Il sèche dans la journée, n'a pas de corps, et sa saveur est triste. Or, quand on aime le pain, on le désire savoureux. Quel désaveu de la bonne bouffe que ce pain industriel, aliment sans lequel un repas ne ressemble plus à ceux de mon enfance...

 

Ce que je veux ? C'est qu'on cesse d'amener les générations à perdre leur âme. Nous avons tous besoin de ces commerces, non pas où l'on trouve de tout (et le plus souvent tout et n'importe quoi), mais où l'on est accueilli par un véritable professionnel, qui a la passion de son métier, qui travaille avec cet amour du beau et du bien fait qui satisfait le client. Une relation personnalisée vaut davantage que ces échanges automatiques aux caisses des grandes surfaces (pour l'instant il en reste encore, mais la modernité les remplacera bientôt - c'est déjà présent dans certaines chaînes de magasins - par des caisses automatiques). Les nouvelles technologies détruisent peu à peu tous les métiers. Les chaînes rendent incontestablement le travail plus productif (construction automobile par exemple), mais c'est au détriment de l'emploi. Les de plus en plus rares employés sont assujettis à la mécanique de systèmes robotisés. Nouvelle forme d'esclavage qui ne dit pas son nom. Jusqu'au jour où il suffira d'un seul homme pour piloter une usine entière via un ordinateur.

 

Je ne suis pas contre le progrès, mais contre la mécanisation à outrance qui réduit la population à n'avoir plus de possibilités de travail. Je ne suis pas pour la décroissance, mais pour une juste répartition du travail. Notre société nous a fait oublier l'essentiel : l'homme, pour vivre, doit se nourrir. Pour se nourrir, il a besoin d'occuper un emploi. Si on continue à lui ôter toute chance de se caser dans un métier ou un autre, alors, c'en est fini de lui. Est-ce cela que l'on veut ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans phénomène de société
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commentaires

Grand Maître Fred, Jedi des Mots 21/10/2010 22:18



Bonsoir Le Mousquetaire,


Faut dire que nous avons voulu cette société où tout est regroupé en un lieu. Pour gagner du temps, par question de simplicité, nous avons peu à peu demandé à notre boucher de faire charcutier
puis traiteur puis pizzaïolo puis fast-food. Ai,si, aujourd'hui, on se retrouve avec des bouchers-charcutiers-traiteurs-etc; qui ne connaissent plus aucun boulot et font ça sans conviction. Et on
se rend compte de ce que nous avons perdu.


Triste et navrant. Je déteste cette tendance et recherche aussi le vrai, le pro qui te fait aimer son boulot et ses plats, qui prend son temps pour t'expliquer la cuisson d'une bavette, le vin à
servir avec le gigot...


Retrouvons certains vieux métiers, payons ce qu'il faut pour la qualité et créons ainsi des emplois.


@+, je continue la visite



Le Mousquetaire des Mots 23/10/2010 14:03



Bonjour Grand Maître des mots,


Toi tu viens du blog de Kaléi, je t'y ai rencontré. Merci de ce passage et de ce commentaire. Nous sommes au moins deux à avoir la même opinion. Parce que
nous avons connu autre chose. mais qu'en est-il de la jeunesse actuelle qui baigne dans le confort avant même être née ? Elle a tout ce qu'elle veut (nous les parents sommes de sombres idiots qui
les avons choyés et surgâtés, croyant sans doute combler nos propres manques. Et puis tout semble si facile, si évident aujourd'hui). Peut-on encore rétrograder ? Pas bien certain parce que nous
nous sommes coulés dans le moule sans réfléchir. Nous avons été des nigauds, des proies faciles, et par manque de réflexion, nous avons été les complices de ces géants qui ont esquinté une
société qui était nettement plus conviviale que celle de maintenant. C'est tellement pratique de tout trouver au même endroit... Un retour en arrière ne serait possible qu'avec l'assentiment de
tous. Et ça, ma foi, ça ne semble pas pour demain.



Jean Georges 21/10/2010 00:44



Salut Fred,


Nostalgie! nostalgie. Il y a certains métiers, dont ceux que tu cite qui, aujourd'hui ne nourrirait même pas l'homme ou la femme qui l'exercerait. Je vais passer pour un vieux chnok mais j'ai
exercé un métier manuel que je n'avais pas choisi ( au début de ma vie professionnelle ) Après un certificat d'études, j'ai fait un CAP de maçon aprés 3 ans d'internat dans un centre
d'apprentissage à Tulle. Cet établissement est devenu pompeusement un " Lycée professionel " où les élèves après la 4° rentrent pour y faire un " Bac pro" . Je me suis laissé dire que leur Bac
Pro équivalait à peine à un CAP des années 50.


Bref, moi le métier de maçon ne me plaisait pas ( sans doute j'étais trop fainéant) , mais les bases que m'avaient inculqué des profs exemplaires m'ont permis de devenir conducteur de travaux et
de cotoyer sans complexes dans les années 80 des jeunes (BTS Toulouse) qui n'avaient rien à m'apprendre.


Pour la petite histoire j'ai un petit neveu qui a obtenu à 25 ans un diplome d'ingénieur d'électro mécanique, qui vient de lacher son métier pour monter une boite pour faire des cabanes en bois (
je lui ai dis qu'il allait se planter) en dehors d'un gachis de 5 années de prépa et d'école d'ingenieur. Nous sommes vraiment dans un monde à l'envers. JG.



Le Mousquetaire des Mots 23/10/2010 13:36



Bonjour Jean-Georges,


Ca ne peut plus nourrir son homme parce qu'on trouve aujourd'hui tout de partout et notamment dans les grandes surfaces. Ce sont elles qui ont tué ces petits
métiers et nous avons été complices de leurs méfaits. Aujourd'hui, il faut faire des études... pour n'être sûr de rien à la sortie. Voilà pourquoi un ingénieur devient gardien de chèvre ou
constructeur de cabanes en bois. Ton neveu n'est pas le seul à virer une cuti de ce type. Je connais une jeune femme qui, après 4 ans d'INSA, est devenue assistante sociale. Rien à voir avec ce à
quoi elle prétendait de prime abord. Va savoir pourquoi. Peut-être fait-on trop miroiter ces super diplômes et qu'à la longue il y a lassitude parce qu'on n'a pas mesuré l'ampleur de ce que cela
représente et que le panel des activités ne correspond en rien aux désirs profonds de l'individu.  Dommage qu'on se fourvoie ainsi ! Mais on a bien droit à l'erreur au moins une fois dans sa
vie, non ?



Blanche de Marseille 18/10/2010 10:24



Cher Fred , je vais ajouter à ton bonheur ...les surfaces cultivables de bonnes et belles terres nourricières embétonnées pour des kms d'autoroutes ( un million de Kms est encore prévu
pour les années à venir )  Nous ne pourrons même plus manger à nôtre faim puisqu'il n'y aura plus aucune possibilité de planter des patates ! L'industrialisation massive se révèle être une
condamnation à mort pour la majorité des Humains et ton billet en souligne bien les effets destructeurs ...Fais ta prière



Le Mousquetaire des Mots 20/10/2010 14:42



Il en va de l'immobilier comme de l'écroulement de la masse de travail qui reste disponible sur le territoire. On tend à la désertification (des campagnes
s'entend). Manque d'idées, d'ingéniosité, d'imagination... On ne parle plus que de services. A croire que notre pays est devenu un immense dortoir pour vieux impotents...



Le Mousquetaire des Mots 15/10/2010 20:42



Bonsoir Jean-François,


Autrefois, on aimait apprendre. Aujourd'hui, on n'aime que jouir de l'instant qui passe. Différence de mentalité qui conduit la planète à sa propre perte.
Les savoir-faire disparaissent au profit de l'argent, ce dieu autrefois appelé  veau d'or. Les savoirs n'existent plus et on prêche le savoir.  Une dichotomie hallucinante dont personne
ne semble avoir conscience. A moins que personne n'ait envie de se regarder en face et comprendre qu'on a tout faux.  Sans revenir à une société tribale, on pourrait au moins envisager de
revenir à une société à dimension humaine. Mais sans doute est-ce trop demander...



Le Mousquetaire des Mots 15/10/2010 20:39



Bonsoir Pamphile,


De tous temps, les actionnaires ont profité du salariat au détriment des employés. Ca ne change surtout pas avec la mondialisation. Bien au contraire. Mais
il se dit que la semaine de 35 heures conduit les états à la ruine... Une vision quelque peu arbitraire quand on sait quel est le taux de chômage et pas seulement chez nous. Si petits et gros
porteurs d'actions étaient moins avides (ils oublient qu'il sont mortels et qu'à part un enterrement de 1ère classe, ils n'échappent pas à la grande faucheuse), les pays se porteraient mieux. Ils
ne refileraient pas les boulots aux pays émergents (industries textile, du cuir, automobile et tout le reste), les taux seraient régulés et les banques (pas que les traders qui sont aux ordres)
ne joueraient pas avec le fric de tout le monde sans aucun complexe et ne prendraient pas de risques inutiles (elles auraient un réel capital et non un matelas qui ne risque pas d'éponger leurs
erreurs tellement il est mince). L'argent réduit la morale à zéro. Bien dommage. Quand les peuples se révolteront (souviens-toi des émeutes de la famine l'an dernier), il sera trop tard pour ceux
qui auront usé la corde jusqu'au bout. Tous les pays sont devenus dingues, comme si l'argent était une fin en soi... Avec la mort au bout malgré tout. Donc tout cela est bien
vain. L'homme est franchement devenu très con.



Le Mousquetaire des Mots 15/10/2010 20:29



Bonsoir Géo,

Effectivement, c'est hors sujet, mais intéressant. A ceci près que je juge la teneur des articles un peu trop facho pour moi. Ca
sent son extrême droite en quelque sorte. D'ailleurs, pour avoir épluché les commentaires, j'ai noté que beaucoup se réclament du FN. Très peu pour moi.
Merci de m'avoir indiqué ce site, il mérite d'être visité : on y apprend beaucoup.
Bonne soirée Amicalement     



Le Mousquetaire des Mots 15/10/2010 20:26



Bonsoir Ségaline,
Merci d'abonder dans mon sens, c'est si rare. Je regrette beaucoup qu'aussi peu de gens aient le sens de ces réalités, hélas, perturbantes, synonymes de la
déstructuration de notre société. Si tout le monde réfléchissait un peu plus aux conséquences de l'apparente avancée que représentent les études du supérieur, il ne fait nul doute qu'une levée de
boucliers aurait eu lieu. mais tu sais tout comme moi que les parents aspirent tous à un avenir meilleur pour leurs enfants. C'est cette "révolution culturelle" qui a induit bien des méfaits
qu'il faut dénoncer. Nous ne sommes pas tous égaux en capital intellectuel. Le reconnaître serait un grand pas en avant. Notre société semble porteuse de rêves alors qu'elle ne draine avec elle
qu'une kyrielle de cauchemars. Il  n'y a plus ou presque plus de tissu industriel, les métiers les plus porteurs ont disparu, tout le monde s'ingénie à user, voire abuser, des technologies
de pointe comme si allait de soi. Et comme le consumérisme en rajouté une sacrée couche, nous ne vivons plus que dans la décadence du trop de confort. Ce sont nos enfants qui en font les frais et
qui en feront encore les frais si nous ne savons pas nous reprendre et admettre que nous avons tout faux. Le niveau baisse en effet et n'a plus rien à voir avec celui d'il y a quelques décennies,
les nôtres. C'est bien regrettable et surtout fort dommageable pour les générations actuelles et celles à venir. Il serait temps de nous reprendre et de tout reprendre à zéro. En espérant que
l'état actuel de la mondialisation, cette erreur grossière, le permette...



Jean-François Vionnet% 14/10/2010 21:16



Et oui, je suis un vieux con, ingénieur dans l'activité et j'avais appris à souder, mécaniser et tout et tout. Je suis encore capable de réparer une vieille voiture (comme dit Pat en rodant les
soupapes, refaire les carbus, régler l'allumage), mais tout ça ne sert plus à grand chose maintenant. Nous avions des cours de mécanique où nous apprenions à limer, des cours où nous apprenions à
faire des filetages au tour, des plateaux diviseurs sur les fraiseuses. Il n'y avait aucune commande numérique qui font tout toute seule et où l'opérateur ne connaît rien.Bien sûr, les
mathématiques et le français étaient le complément de cet apprentissage.


Et oui, nous avions appris à travailler, et ça nous plaisait.


Amicalement.



Pamphile 14/10/2010 18:35



Justement je viens de relire un texte de Larrouturou qui rappelle que les gains de productivité n'ont profité qu'aux actionnaires alors que l'équité voudrait que les salariés en profitent aussi.


Alors, les 32 heures seraient possibles ! et le chômage résorbé en partie.



geo 14/10/2010 09:47



HORS SUJET


http://faisonssecession.hautetfort.com/media/00/02/2228746739.pdf


Salut l'ami.


j'ai trouvé cela sur un blog..


c'est interessant à lire et peut être à débattre..


mais bon il y a effectivement des sujet plus.....


chaud en ce moment


bonne journée à toi


 



La Ségaline 14/10/2010 08:27



Ce que tu dis à propos des études est très juste. On n'a cessé de dévaloriser les métiers manuels, et les profs ont été aussi responsables de cet état de fait dans leurs discours en classe, je le
sais parce que j'ai fréquenté alors que j'étais prof des collègues qui ne concevaient pas qu'on ne puisse pas faire des études et qui avaient même tendance à mépriser le milieu ouvrier. Tout cela
a commencé lorsqu'on a obligé tous les élèves à aller jusqu'en 3e: une catastrophe. Je me rappelle du temps béni, même si tout n'était sans doute pas parfait, où un élève en échec scolaire en 5e
mais intéressé par une filière courte pouvait passer un CAP et travailler rapidement, parce que c'était tout ce qui l'intéressait. Aujourd'hui on pousse des cohortes de collègiens à occuper des
sièges en 4e et 3e alors qu'ils n'en ont rien à fiche (et je ne les blâme pas), ils perturbent la classe et au final tout le monde est perdant. Quant au bac pour tout le monde on voit ce que ça
donne: un diplôme au rabais et des futurs étudiants qui ne sont pas au niveau de ce qu'on leur demande à la fac.



Florentin 13/10/2010 14:39



Nous sommes tous un peu responsables de ce qui arrive. Il y a quelques années, il y avait encore un épicier dans mon quartier. Il a disparu parce que personne n'allait plus chez lui.
J'achète mes montres au marché : 5 € pièce en général. Quand elle ne marche plus, je la jette et j'en achète une autre : cele me coûte moins cher que de faire remplacer la pile qui la
remettrait en marche. Et je le fais sans même réfléchir. Nous sommes tous coupables !



Le Mousquetaire des Mots 13/10/2010 15:05



Nous sommes tous tombés dans le ,piège, notamment celui des grandes surfaces où l'on trouvait de tout. C'était tellement pratique, plus besoin de courir d'un
endroit à l'autre. Nous vons recherché la facilité sans réfléchir aux conséquences. Sommes tous coupables pour autant ? Oui et non. Je parlais de piège : c'était carrément un traquenard tendu
devant nos pas. On court tellement après le temps. Et les prix étaient tellement plus attractifs... Quand j'ai emménagé il ya plus de 20 ans, il y avait encore une crèmerie sur le trottoir d'en
face. Aujourd'hui, fermée bien évidemment. C'était l'idéal : on faisait le plein pour le mois et on était débarrassés. La pub est venue encore plus nous conditionner. Oui, nous sommes coupables,
mais de n'avoir rien vu venir, d'avoir cédé au mirage de la facilité. Comme quoi l'homme est insouciant et ne réagit pas au quart de tour.


Inutile de battre notre coulpe : on ne peut revenir sur ce qui a été. En revanche, il nous revient de faire marche arrière, au moins pour ce qui est encore
récupérable. Viendra le moment où l'aspect concentrationnaire de ces magasins qui fournissent tout n'existeront plus. Parce qu'il faudra bien changer nos habitudes, faute de mieux. Aujourd'hui,
je fais attention à tout et je privilégie la proximité. Après toutes ces années à faire l'âne qui avale du son, il est bien temps que je reconsidère mon mode de vie. Après tout, voilà 14 ans que
je n'ai plus de bagnole et je ne m'en porte pas plus mal. Je vis différemment, à un autre rythme et c'est tant mieux.



Pat59 13/10/2010 13:53



Je ne peux qu'être d'accord avec toi, comme tu le sais je suis créateur dans l'âme, dans mon premier métier, mécanicien poids lourds, j'avais l'amour de ce métier, réparer, à mon époque on savait
tourner, fraiser pour fabriquer une pièce que l'on ne trouvait pas... maintenant, trouve un mécanicien capable de manier la lime et fabriquer une pièce... un oiseau rare en voie de disparition.


Maintenant ? Echange standard, ça ne fonctionne pas ? on intérroge l'ordinateur du véhicule et on remplace... un exemple, dans le temps "on tarait" les injecteurs, le mécanicien démontait,
prenait la pression où le gasoil se brumisait et réglait l'injecteur... c'était une opération de maintenance courante, déjà en 2000 le tarage des injecteurs consistait à retirer les anciens,
mettre des nouveaux et envoyer les anciens chez Renault pour échange... plus besoin d'être mécano, serreur de boulons à la limite...


Roder des soupapes ? Demander cela à un mécano actuel et le gars te flanque un procès parce que tu l'as insulté... il ne sait même plus ce que c'est et ce que cela veut dire....


Moi, ce que j'adorais, c'était entendre le ronronnement du moteur que je venais de refaire de A jusqqu'à Z... le moteur c'était ma création, et plus il tournait rond plus fier j'étais... une
époque... une mentalité ? Non, simplement la rentabilité et la standartisation des produits au détriment des vrais orfèvres et l'amour du travail.


Le jeune maintenant on ne lui apprend plus comment fonctionne les choses, mais comment remplacer une pièce... trouve encore un réparateur de transistor pour voir... ça coute moins cher d'en
acheter un nouveau, c'est comme l'ordi, le réparer en remplaçant la carte mère ou le processeur coute plus cher qu'un nouveau... alors poubelle et hop un nouveau avec les dernières
technologies...


Vive le progrès. Amitiés Pat



Le Mousquetaire des Mots 13/10/2010 15:44



Tout ce que tu dis, nous sommes de plus en plus nombreux à le constater et à en être tout marri. Autrefois, les mères rapetassaient les fonds de pantalon,
les genoux et les coudes, elles tricotaient écharpes et chandails, cousaient pour la plupart. Depuis la mécanisation à outrance (qui a bien libéré la ménagère, on ne peut le nier), on ne fait
plus rien par soi-même. Serions-nous des fainéants ? Non, simplement tombés par mégarde dans une époque où tout changeait et où le mot "confort" a pris la place du mot "effort". De plus,
l'informatique s'est développée au point que plus rien n'existe sans elle. Frigo, machine à laver, cuisinière, micro-ondes, cafetière, machines à coudre, tout pour la ménagère... et pour les
hommes, la voiture, certains outils (tondeuse entre autres) pour le bricolage ou le jardin. Fini le temps de la bricole où l'on réparait tout, moyen le plus économique. Aujourd'hui, on achète, ça
casse et on jette. D'ailleurs plus rien n'est élaboré pour durer. Si tu gardes ta machine à laver cinq ans, t'es content. Une véritable engeange que ce tout mécanique jetable. Et on parle de
développement durable. Il y a de quoi rire... Jaune puisque la planète se transforme en dépotoir géant.


Bonne fin de journée. Amicalement          Fred



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