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La course est bien partie. Les différents concurrents en rajoutent une couche, pour convaincre les hésitants, les abstentionnistes, les perdus d'avance. Bien évidemment, tout semble permis et notamment les attaques personnalisées contre le rival de choix, d'un camp comme de l'autre. On ne le nomme pas, mais on abreuve son auditoire de critiques et de jugements à l'emporte-pièce. C'est de bonne guerre ? Pour certains, oui, pour moi, non et plus deux fois qu'une seule fois non.
Au lieu de viser son rival préféré (de quelque camp qu'il soit) et d'en faire la cible de ses commentaires acides, il ferait mieux de se concentrer sur les préoccupations des électeurs. Non, ils ne sont pas inquiets pour leur sécurité, non, ils ne réclament pas qu'on boute hors sol les immigrés, non, ils ne sont pas aussi racistes et bouchés qu'on leur donne si facilement à penser. Il devrait centrer ses efforts pour comprendre les attentes de la majorité dite silencieuse et qui se fait de plus en plus entendre. Car enfin qu'est-ce qui nous préoccupe le plus si ce n'est ce chômage grandissant et qui touche plus particulièrement notre jeunesse ? Mais pas que : l'augmentation déguisée des impôts sur le revenu grâce à un tour de passe-passe, les complémentaires de santé dont le coût pèse de plus en plus lourd, les loyers qui en prennent un coup, le pouvoir d'achat qui se réduit, l'éducation qui fout le camp, en peu de mots, l'avenir qui n'annonce rien de lumineux ou de libératoire, voilà ce qui est au centre des inquiétudes de ce peuple malmené, mal traité, ignoré des politiques, systématiquement sucé de partout et principalement au porte-monnaie.
Tout le monde parle de clivages. Encore un mot très français, dont on use et abuse. Le seul clivage existant, bien réel, c'est l'abîme qui sépare le peuple des politiques. Des politiques qui ne peuvent surtout pas saisir, parce que leur niveau de vie est au-delà de l'imaginable pour Monsieur Toutlemonde, les angoisses de parents qui se demandent s'ils vont pouvoir porter encore longtemps ces enfants en mal de travail et contraints d'en appeler à leurs géniteurs pour ne pas crever la dalle.
Dans ce monde où tout fout le camp, où la crainte du lendemain prend aux tripes, existe-t-il un individu qui saurait vraiment prendre le taureau par les cornes et proposer autre chose que ce libéralisme outrancier ? Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?
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Pour convaincre les indécis qui n'ont aucun intérêt à ce qu'il fasse un second mandat
Tu sembles oublier qu'il y en a au moins un qui a intérêt qu'il y ait un second mandat : LUI.
Tu as raison..c'est pour cela qu'il faut édifier une sixième République avec des mesures radicales : Pas de cumul des mandats, mandat limité à deux sessions, rémunérations encadrées, retour à la proportionnelle pour l'assemblée, suppression du poste plénipotentaire de président.....tout ceci pour éviter les baronnies de droite comme de gauche, pour assurer un plus grand renouvellement du personnel politique (parité hommes femmes et mixité sociale) et donc des idées...
Ah Barovin,
Tu vas te faire brocarder avec ta 6ème république. Il paraît que c'est inutile, voire improductif. Ce qui est certain, c'est qu'un changement radical ferait du bien.
Le problème c'est que nous ne sommes pas maîtres de notre destin. On peut reprocher à nos dirigeants leur manière de gouverner. Mais dans tous les pays c'est la même chose. Esclaves des finances et de l'argent à tout prix. Un homme providentiel ? Qui, s'il voulait tirer sur un bout de laine, ne pourrait évidemment que constater le détricotage universel. Quelqu'un me séduirait bien ici, Mélenchon, mais ses propositions ne peuvent s'inscrire que dans l'utopie...
Alors peut-être faut-il nous contenter de rêver d'utopie...
Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?
je ne vois que sarku qui mentoie
et la hollande qui merdoie
le françois, faut pas trop le chatouiller au porte monnoie
même smicard et n'en payant pas il n'aime point trop l'impôt
l'impôt c'est un truc qu'on n'a jaamais su lui vendre
et dès sa naissance une de ses obsessions c'est:"comment y échapper?"
le françois veut des écoles des hopitaux des routes etc... mais il voudrait que ce soit gratis
le françois est même prêt à payer des gens pour qu'ils l'aident à échapper à cette horreur qu'est l'impôt
je crois que la première mesure que je prendrais si j'étais vizir à la place du vizir, ce serait de remplacer le mot "impôt" par... szecrtybfgaigjrmpndfrxhw, par exemple
ne pouvant ni le prononcer ni le mémoriser, le françois finirait par oublier sa douleur.
φιλικά
le mouche des cloches
Mon bien cher frère, je constate qu'encore cette fois-ci vous pondez des couplets au ton mordant et j'apprécie et même savoure votre signature car se qualifier de Mouche des Cloches est la preuve d'un sens de la dérision, d'un humour froid et d'autodérision. J'adore les bons mots, d'où mon enthousiasme pour celui-là.