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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 20:01

Il faut bien en passer par là. Quand on tombe sur un texte comme celui que j'ai mis en ligne, on ne peut que se poser des questions. J'ai souligné à dessein certains mots ou expressions. Le rouge leur va bien car le rouge est provocateur. Et ces propos sont outrecuidants.

Reprenons-les un à un !

- protections inadmissibles. Il semble bien que c'est mal d'être protégé. Et pourquoi donc ? Après tout, l'enfant a besoin de la protection de sa mère, de son père ; les petits animaux bénéficient de la même protection ; les armées sont censées protéger les populations ; un président élu serait donc autre chose que protecteur ? Il devrait céder aux chants des sirènes libérales ? Et puis, cet adjectif, pourquoi avoir choisi celui-là ? En quoi est-il inadmissible d'être protégé ? Un adjectif outré, qui ne correspond en rien à la situation qu'avaient les générations antérieures.

Pendant 50 ans : apparemment cet homme-là avait oublié que la seconde guerre mondiale était passée par là et que le confort des années 60-70 ne faisaient que suivre une période terrible, que le pays était exsangue et qu'il avait fallu le redresser.

- prix de revient: On produisait, dit-il, sans se soucier du coût. Est-ce bien certain ? Est-ce vraiment mal ?

- petit bénéfice : l'adjectif employé dénonce le mépris dans lequel ce président tenait les artisans, commerçants et autres gens du peuple.

- bonnes frontières douanières : eh oui, à cette époque-là, en 67, l'Europe ne connaissait que le Marché Commun. Oui, il y avait des frontières douanières et ce n'était certainement pas sans raison. L'ultra-libéralisme n'avait pas encore pointé son nez. Il était seulement précédé par son frère aîné le libéralisme, un système qui a peu à peu grignoté la souveraineté nationale...

- aucune concurrence : Ah bon, parce que la concurrence c'est mieux que les frontières douanières ?

- obligé de payer / prix qu'on demandait. Mais à quoi pensait-il en prononçant ces mots ? Encore une marque de mépris, comme si les commerçants, artisans, etc. n'étaient que des profiteurs qui arnaquaient les acheteurs... Charmante vision des gens que l'on gouverne.

- vivre désormais dans la préoccupation permanente : Voilà, il faut prendre son pied en craignant tous les jours de tout perdre, il faut surveiller le voisin pour le doubler. Plus question que la concurrence soit porte à porte : il faut s'ouvrir au monde. Et donc à la mondialisation. Est-ce vraiment une vie que celle qui ne promet que des sueurs froides, des angoisses, du stress en temps continu ? 

- paresse : Quel mot incongru ! Mais à quoi pensait-il, cet homme-là en prononçant ce vocable ? Insinuerait-il donc que le peuple de France n'était qu'un ramassis de pouilleux paresseux ?

 

On dira ce qu'on voudra, mais franchement, il est temps de réfléchir sur ces années passées qui ont conduit à la situation actuelle. Ce n'était pas pour le bien du pays, mais pour complaire aux marchés, à la haute finance, aux lobbies naissants. Quelle époque vaut mieux que l'autre ? Et surtout, quel devenir pour les générations à venir ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
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