Partager l'article ! Analyse: Il faut bien en passer par là. Quand on tombe sur un texte comme celui que j'ai mis en ligne, on ne peut que se poser des questions ...
Il faut bien en passer par là. Quand on tombe sur un texte comme celui que j'ai mis en ligne, on ne peut que se poser des questions. J'ai souligné à dessein certains mots ou expressions. Le rouge leur va bien car le rouge est provocateur. Et ces propos sont outrecuidants.
Reprenons-les un à un !
- protections inadmissibles. Il semble bien que c'est mal d'être protégé. Et pourquoi donc ? Après tout, l'enfant a besoin de la protection de sa mère, de son père ; les petits animaux bénéficient de la même protection ; les armées sont censées protéger les populations ; un président élu serait donc autre chose que protecteur ? Il devrait céder aux chants des sirènes libérales ? Et puis, cet adjectif, pourquoi avoir choisi celui-là ? En quoi est-il inadmissible d'être protégé ? Un adjectif outré, qui ne correspond en rien à la situation qu'avaient les générations antérieures.
Pendant 50 ans : apparemment cet homme-là avait oublié que la seconde guerre mondiale était passée par là et que le confort des années 60-70 ne faisaient que suivre une période terrible, que le pays était exsangue et qu'il avait fallu le redresser.
- prix de revient: On produisait, dit-il, sans se soucier du coût. Est-ce bien certain ? Est-ce vraiment mal ?
- petit bénéfice : l'adjectif employé dénonce le mépris dans lequel ce président tenait les artisans, commerçants et autres gens du peuple.
- bonnes frontières douanières : eh oui, à cette époque-là, en 67, l'Europe ne connaissait que le Marché Commun. Oui, il y avait des frontières douanières et ce n'était certainement pas sans raison. L'ultra-libéralisme n'avait pas encore pointé son nez. Il était seulement précédé par son frère aîné le libéralisme, un système qui a peu à peu grignoté la souveraineté nationale...
- aucune concurrence : Ah bon, parce que la concurrence c'est mieux que les frontières douanières ?
- obligé de payer / prix qu'on demandait. Mais à quoi pensait-il en prononçant ces mots ? Encore une marque de mépris, comme si les commerçants, artisans, etc. n'étaient que des profiteurs qui arnaquaient les acheteurs... Charmante vision des gens que l'on gouverne.
- vivre désormais dans la préoccupation permanente : Voilà, il faut prendre son pied en craignant tous les jours de tout perdre, il faut surveiller le voisin pour le doubler. Plus question que la concurrence soit porte à porte : il faut s'ouvrir au monde. Et donc à la mondialisation. Est-ce vraiment une vie que celle qui ne promet que des sueurs froides, des angoisses, du stress en temps continu ?
- paresse : Quel mot incongru ! Mais à quoi pensait-il, cet homme-là en prononçant ce vocable ? Insinuerait-il donc que le peuple de France n'était qu'un ramassis de pouilleux paresseux ?
On dira ce qu'on voudra, mais franchement, il est temps de réfléchir sur
ces années passées qui ont conduit à la situation actuelle. Ce n'était pas pour le bien du pays, mais pour complaire aux marchés, à la haute finance, aux lobbies naissants. Quelle époque vaut
mieux que l'autre ? Et surtout, quel devenir pour les générations à venir ?
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||