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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 12:12

Le problème de la concurence à l'intérieur du Marché Commun est un problème sérieux, est un problème grave. Seulement ce que je souhaiterais, c'est que ceux qui s'adressent, comme vous-même, aux industriels, aux commerçants, à ceux qui dirigent les communes, au lieu de leur dire, ça va mal, et c'est la faute du gouvernement, leur disent : Vous avez pendant 50 ans vécu à l'abri de protections inadmissibles. Pendant 50 ans, vous étiez tranquilles, chacun produisait sa petite affaire, sans savoir à quel prix de revient et la vendait tranquillement avec son petit bénéfice, il y avait de bonnes frontières douanières, il n'y avait aucune concurrence et le client français était traité comme un client qui était obligé de payer ce qu'on lui donnait au prix qu'on demandait. Nous vivrons, et l'économie française, et les industriels et les commerçants français doivent vivre désormais dans la préoccupation permanente. Il s'agit de se dire qu'ils sont toujours menacés par la concurrence, qu'il faut toujours qu'ils fassent mieux, qu'il faut toujours qu'ils produisent à meilleur compte, qu'ils vendent la meilleure marchandise au meilleur prix et que c'est ça la loi de la concurrence et la seule raison d'être du libéralisme.  Car si ça n'est pas ça, je ne vois pas pourquoi on se livrerait à ce genre de spéculations et pourquoi on prendrait tous ces risques et tous ces ennuis. Nous serons donc en risque permanent. Et le gouvernement en est parfaitement conscient, son rôle est de diminuer ces risques, parfois, mais son rôle n'est certainement pas d'inviter les gens à la paresse en leur créant de nouvelles protections.

 

C'était en 1967 et c'était Georges Pompidou qui tenait ces propos. Nous avons là ce que représente, sur le fond, le libéralisme. On ne peut pas dire que ce soit enthousiasmant. Et personne ne s'étonne plus que tout aille mal. Ce système n'est pas français. Si mes souvenirs sont bons le libéralisme remonte au 17ème et ce sont les Hollandais qui l'ont mis en place.

Aujourd'hui, il ne s'agit plus du libéralisme de la première heure, mais d'un système néo libéral, devenu ultra-libéral. Un système à bout de souffle, exsangue, mais qui veut perdurer. La force de la mauvaise habitude en quelque sorte. Inclure le risque comme modus vivendi paraît déraisonnable, surtout à notre époque où toutes les données primitives ont disparu pour laisser place à des manières bien peu cordiales, où tout semble permis pour peu qu'on prétende amasser de l'argent plus qu'il n'en faut réellement pour vivre. On peut donc, sans trop se tromper, affirmer que le système actuel des échanges mérite d'être comparé à une jungle inextricable et dangereuse. Il faudra bien qu'un jour ou l'autre, on débroussaille car une forêt, pour se développer, a besoin de coupe-feux. Assainir cette forêt qui s'étouffe d'elle-même est de l'ordre de l'urgence absolue.

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans phénomène de société
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commentaires

Blanche de Marseille 27/01/2012 10:52


L'unique souffle qui nous anime véritablement , oui c'est bien La Liberté ! en sachant toutefois qu'il doit y avoir des limites pour qu'elle puisse vivre ! c'est vrai que je ne suis pas
anarchiste ( utopie ) mais j'aime beaucoup le poème de lediftrocas - un espoir se fait jour depuis Dimanche...j'ai compris que la Gauche - toute la Gauche , de son aile droite à son aile gauche
votera comme un seul Homme ! Monsieur Melenchon et Hollande ont donné Parole ! exit j'espère l'Agité du bocal qui a fait tant de mal au Peuple de France , par sa soumission à la Haute Finance et
ses violences contre les plus faibles des Citoyens ! J'ai bon espoir enfin ! Amicalement à toi cher blogueur - je suis en Montagne et si tu veux passer  ;-)

Le Mousquetaire des Mots 12/02/2012 13:35



Bonjour Blanche,


Ce souffle de liberté est en réalité une exaspération qui grimpe de plusieurs crans un peu partout. Qui n'en aurait pas marre de cette course au toujours
plus pour certains et toujours moins pour tous les autres ? L'envie de changement (mais sera-t-il possible ?) engendre des réactions inttendues. On entend dire tellement de choses qu'on finit
par, ou bien ne plus écouter, ou bien se réfugier dans les extrêmes. A croire que la pensée n'est pas quelque chose de bien ordonné, et pas davantage les convictions. Encore quelques mois et nous
serons fixés. mais je ne me réjouis pas : le changement ne sera vraisemblablement pas favorable (je n'oublie ni la crise, ni la dette, ni rien de tout ce qui va mal et qu'il faudra bien
corriger).


Bon dimanche à toi ainsi qu'aux tiens (en espérant que le froid qui nous est tombé dessus ne te procure pas de soucis insurmontables).
Amicalement



ledif trocas 26/01/2012 18:48


afin de remettre les pendules à l'heure:


Liberté
Sur mes cahiers d'écolier


Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom
Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunies
J'écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
LIBERTé

Le Mousquetaire des Mots 12/02/2012 13:29



Splendide. Ah la liberté... ! Existe-t-elle vraiment ?



ledif trocas 26/01/2012 18:38


info: le dette de la Côte d'Ivoire va être annulée
et la France va prêter 400M€ à... la Côte d'Ivoire


qu'avez-vous à redire à cela?

Le Mousquetaire des Mots 12/02/2012 13:29



Je sais, mais tu oublies un détail : la Côte d'Ivoire n'est pas en Europe. Le point de vue est donc bien différent. Et le problème des autres reste
entier.



ledif trocas 26/01/2012 18:31


Γεια σου, cAAAmAAArAAAde à lAAA langue AAAffutée!
la forêt que tu évoques est devenue une telle jungle qu'il pAAArait bien difficile de lAAA nettoyer. Ce serait une entreprise aussi folle que celle promise
pAAAr sAAArkubu de morAAAliser le cAAApitAAAlisme.
je crois que lAAA solution serait de tout rAAAser. Au moins la reconstruction donnerAAA du trAAAvAAAil et
du pain AAA ceux qui n'en ont pAAAs. AAAmen!

Le Mousquetaire des Mots 12/02/2012 13:28



Ton commentaire tout en triple A n'a rien de réjouissant (je pense à ce qu'il se passe en Grèce actuellement, ainsi qu'en Espagne...). je voudrais rire mais
quand je vois que les gens sont étranglés à force d'austérité, je me dis que cela ne mènera à rien de bon.



Florentin 22/01/2012 22:40


Le système libéral dans le mauvais sens du terme est devenu le seul mode de fonctionnement des échanges et pas seulement chez nous. Les pays émergents l'ont copié et s'en trouvent actuellement
fot biien. J'ai l'impression que nous sommes faites aux pattes et que ceux qui tiennent les manettes ne feront d'autres efforts que de rendre les choses seulement "supportables". Rien ne
changera, sauf s'il y a un krach mondial qui foute tout par terre.

Le Mousquetaire des Mots 12/02/2012 13:26



Quand un système est en faillitte, il convient de le changer, mais personne ne semble décidé à le remettre en question. Cela s'appelle manque d'imagination
et surtout fuite en avant. Après eux le déluge sans doute



Vero 21/01/2012 14:50


Dans liberalisme il y a liberté ...

Le Mousquetaire des Mots 21/01/2012 18:47



Bonsoir Véro,


Voici 3 définitions du mot libéralisme : 1) doctrine morale et philosophique qui réclame pour tous la
liberté des opinions et la liberté de conscience. 2) doctrine civile et politique suivant laquelle il faut donner aux citoyens le plus de libertés possible et le plus de garanties possible contre
l’ingérence de l’état ou l’arbitraire du gouvernement. 3) doctrine économique opposée aux théories protectionnistes ou étatistes.


L'inconvénient, aujourd'hui, c'est que prédomine la troisième définition. Autrement dit, l'origine du mot est détournée de son sens premier. Le libéralisme
actuel n'est plus l'expression de la liberté originelle, ce n'est plus qu'un esclavage de plus.



Pascale 20/01/2012 17:24


J'adore le comm' de geo. Waw ! 

Le Mousquetaire des Mots 21/01/2012 18:41



Bonsoir Pascale,


Géo, certes, a l'art et la manière de faire passer ses idées. Cependant, il a la fois tort et raison car rien n'est jamais tout à fait blanc, ni noir. Ce
serait plutôt des tons de gris. C'est sa vision, tandis que d'autres ont la position inverse.


Je n'ai rien contre le libéralisme, à condition qu'il soit raisonnable. Mais, honnêtement, peut-on espérer que l'homme soit un être raisonnable
?



râleuse ex 02468 19/01/2012 21:52


bahhh!, j'entends ce soir a la télé que malgré notre dégradation, l'état emprunte a moidre coup!!!!!mais on emprunte quand même, et qui va rembourser????on se fiche de nous ,alors ,allons voter,
oui, mais n'hésitons pas a bien voter, et que l'on ne me "bassine"" pas avec le vote utile;utile a qui ?????réfléchissez

Le Mousquetaire des Mots 21/01/2012 18:39



Bonsoir Râleuse,


Incroyable, n'est-ce-pas ? Mais comme ce n'est qu'un début, ne nous attendons surtout à ce que la situation générale s'améliore. Surtout si nos chers hommes
politiques persistent à ne pas écarter la peau de soss qu'ils ont devant les yeux.



a tous les vents 19/01/2012 09:31


Pompidou....c'est lui qui a introduit ce libéralisme - succédant à De Gaulle épris de la Patrie , les dès étaient jetés pour nôtre malheur ! Mauvaise mémoire que celle de Pompidou !!!
 J'étais bien jeune à l'époque et je n'ai pas oublié ! et pour en venir à nôtre époque , ce sont les Commerçants , partout en Europe , mais c'est la France qui m'intêresse au premier chef
évidemment , ce sont les Commerçants , sans foi ni Loi , qui d'emblée ont augmenté , si je compte bien , de presque 30% , du jour au lendemain , la baguette de pain , la chaussure , etc...ils ont
fait la courte-échelle à cette monnaie de voleurs qu'est l'Euro ! S'ils avaient fait l'effort courageux de modifier honnêtement leurs ardoises nous n'en serions pas là ...mais que c'était tentant
de se faire un max de recettes ! Copains comme cochons avec un Etat qui se mit à engranger une TVA de plus en plus abondante et nous voyons ce qu'il en a fait ! avec Bruxelles ...décidément ça
sent plus que mauvais dans ce tonneau des Danaïdes qu'est le Système actuel ! 

Le Mousquetaire des Mots 21/01/2012 18:37



Pas d'accord avec toi Chère Blanche. Oui, tout a augmenté de 30% il y a 10 ans. Mais cette mentalité date de bien plus loin. Dès que le libéralisme est né,
la concurrence a voulu imposer sa loi et dominer le monde. Les politiques, qui ne sont surtout pas ni des économistes, ni des financiers, se sont laissés piéger, croyant sans doute avoir trouvé
la panacée du développement (tout en oubliant que certains continents n'en avaient pas les moyens...). D'ailleurs, si aujourd'hui ils sont impuissants face à la folie financière, c'est tout
simplement parce qu'ils n'ont pas compris que la fuite en avant ne sert à rien et que se laisser embobiner par les spéculateurs ne peut qu'entraîner la chute. Nous sommes désormais au pied du
mur, eux comme nous. A eux de savoir quelle direction prendre (on n'a guère voix au chapitre) et éviter que tout le monde s'étripe.



bonsoir.. bravo..bien vuamicaementgeo 18/01/2012 22:45


bonsoir l'ami


ce n'est pas tant la concurrence qui est l'erreur de ce que tu nommes libéralisme, la concurrence peut être saine et vecteur de créatrion.


ce qui a perverti le système c'est le principe de vivre a crédit, de gagner des fortunes sur de la spéculations, les masses d'argent en jeu sont colossales et
FICTIVES et cela craque quand le créancier réclame..


En France nous n'avons jamais supporté la concurrence et c'est la notre problème..nous nous vantons d'avoir le meilleur système certes mais les autres qu'ont
ils..


Le problème actuel est très complexe car il met en jeu des économies différentes, des mentalités différentes,des pays qui se battent et d'autre qui se
plaignent....réfléchissons sainement..Pompidou avait certes raison en son temps, mais les données actuelles sont bien différentes de celles de l'époque..


et puis..il y a l’Europe ce sac de noeud dont personne ne semble capable de démêler...


bonne soirée


amicalement

Le Mousquetaire des Mots 21/01/2012 18:32



Bonsoir Géo,


J'avais entrepris d'analyser chaque mot ou groupe de mots de ces propos. J'y ai renoncé. Sans doute ne sommes-nous pas prêts à entendre qu'on nous tient dans
le mépris le plus total. Oui, nous n'avons pas d'existence propre face à cette finance en pleine folie. Je n'hésite cependant pas à exprimer le dégoût que je ressens face à ce mépris un peu trop
facile parce qu'on se croit, quand on gouverne, mieux à même de déterminer l'avenir de son peuple. Excuse-moi pour cette franchise, mais lorsque les politiques cesseront de nous emmêler les
pinceaux, lorsqu'ils sauront enfin que chacun a droit à l'existence, alors la face du monde changera. Je sais que ce n'est pas pour demain, mais il faudra bien que ça change, le jusqu'auboutisme
ne menant qu'à l'anéantissement.



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