Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 18:54
Eh oui, malgré un préavis de 90 jours de grève, les transports lyonnais ont repris le chemin des dépôts et les conducteurs effectuent à nouveau leur travail. Ledit préavis court toujours, mais s'il reste encore quelques conducteurs en grève (notamment sur les lignes de bus), l'ensemble de la population lyonnaise peut enfin se véhiculer autrement que sur ses deux jambes.
La société de transports en communs s'est engagée à dédommager les usagers en leur octroyant une remise de 30% sur l'abonnement du mois de novembre. histoire de faire taire les grognons et sans doute pour s'excuser de cette grève dure (car elle l'a été) menée par les syndicats avec l'appui de l'ensemble des conducteurs. Apparemment, ladite société n'a guère apprécié ce mouvement et ne se montre pas du tout conciliante envers ses employés. Certains des salariés sont convoqués devant un conseil de discipline pour avoir jeté... des oeufs en direction des bus qui circulaient. Ce n'était pas bien méchant, mais bon, il semble que la direction veuille marquer le coup. Honnêtement je me demande si ces jets d'oeufs méritent un tel châtiment car à la clé, il y a bien sûr une mise à pied qui pend au nez des salariés "agresseurs", peut-être pour certains un licenciement. Autant je critique ce mouvement autant je suis contre ces mesures de rétorsion disproportionnées. En tout, il faut avoir de la mesure. Or là, la direction - qui a cédé aux pressions syndicales pendant des décennies - de mon point de vue, exagère l'importance des "méfaits". Ce ne serait que faire pauyer à quelques uns le coût de cette grève (et les 30% de ristourne en novembre).
Mais je ne suis peut-être pas bon juge de tout cela car je n'ai pas tous les éléments en main. J'espère seulement que personne ne se retrouvera au chômage.

Partager cet article

Repost 0
Published by Fred de Roux - dans actu
commenter cet article

commentaires

kinou31-36 08/10/2009 14:19


Bonjour Fred. A croire qu'il  faut à tout prix trouver des boucs émissaires pour justifier les dysfonctionnements.


Fred de Roux 08/10/2009 18:45



Bonsoir Kinou,

Ah les boucs émissaires, ils sont bien pratiques. Au même titre que les lampistes qui se font virer pour l'erreur du patron.

Ainsi va le monde...   Jamais vraiment de justice, ce vain mot qu'on nous balance quand ça arrange.

Allons, ne pleurons pas, cela ne changera pas grand chose à ce qui est. Mais continuons à persévérer malgré tout (c'est comme ça qu'on les aura jusqu'au trognon).

Amicalement              Fred



ledif trocas 07/10/2009 10:34


je pense qu'il faut toujours prendre la défense des grévistes
et bien expliquer que lorsque les usagers sont "pris en otages" comme on ne cesse de le répéter abusivement et improprement -j'aimerais bien qu'un jour I.Betancour ou F.Aubenas s'exprime sur ce
sujet-, les preneurs d'otages sont les chefs d'entreprises et le gouvernement. 
VIVE LA GRèVE


Fred de Roux 07/10/2009 11:39



Je me permets de te contredire : les usagers qui n'ont que les transports en commun pour se déplacer et aller au travail, sont bien des otages. Ils sont le moyen de faire pression sur la
direction (définition au sens second et non premier du terme = extension de sens : personne dont on s'empare et qu'on utilise comme moyen de pression contre quelqu'un, un Etat,... pour
l'amener à céder à des exigences).
Préfèrerais-tu le mot de kidnapping (relativement synonyme du précédent terme) ? Il serait impropre puisque c'est vraiment "enlever" quelqu'un et que l'on retient en otage).
Cette précision apportée, ne va pas croire que je sois contre le droit de grève. Disons que j'essaie d'expliquer que, si d'un côté je comprends les raisons des grévistes, de l'autre, je comprends
également le ras-le-bol des usagers. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc, c'est même plutôt dans les nuances de gris
En résumant ta pensée, les véritables kidnappeurs sont les décideurs. Ce n'est pas faux pour ne pas dire que c'est vrai. Les responsabilités réelles ne sont jamais dites ouvertement. Lorsque la
langue de bois ne sera plus de mise, les choses changeront.



La Bernache 07/10/2009 10:30


Cette judiciarisation du plus petit geste contestataire est devenue la règle - choquant ! histoire de faire renoncer les travailleurs légitimement inquiets sur les suites données qui leur
coûteront cher - Deux poids , deux mesures comme d'habitude !  Les libertès d'expressions (non dangereuses ) sont brimées comme celles qui pourraient l'être - Mais tant d'actions choquantes de
la part du grand patronat , soigneusement protégé par le petit nicolas ...maîtres à penser d'un monde économique particulièrement dégueu !  Courage à tous ces Hommes et Femmes  ! La
pourriture finira par tomber d'elle-même , Loi de Nature !


Fred de Roux 07/10/2009 11:28



Bonjour La Bernache,

Visiteuse fidèle, tu viens sans rien demander et tu donnes beaucoup. Tes analyses de notre société sont virulentes, mais c'est normal car nous sommes dans une mélasse jusqu'alors inconnue. Tout
se délite, surtout pour ceux de la masse dont nous sommes. Ce plus grand nombre devrait logiquement être à même de peser sur les décisions. mais il est tellement muselé par la désinformation
qu'il se tait. A moins qu'il ne soit tellement désespéré qu'il ne croit plus à rien ou n'ose plus même lepetit doigt.
Pour certains, nous sommes dans une société idéale parce que nous semblons ne manquer de rien. Pourtant, il y en a à revendre en matière de contestation. On nous enlève petit à petit ce qui
faisait de notre société un modèle enviable.  Si ça continue, nous rejoindrons bientôt le tiers-monde qu'on appelle élégamment désormais pays en voie de développement (c'est tellement plus
chic, et c'est tellement moins "dégradant"...).
Je me demande quelle lie sera tellement imbuvable que nous rejeterons son absorption.

Bonne journée                      Fred



philippe 07/10/2009 09:29


C'est vrai que les grèves sont toujours embettante, mais regarde aujourd'hui ce que le gouvernement fait, il se permet tout, et ne pense surotut pas aux bien être des français, il pense surtout au
sien !


Fred de Roux 07/10/2009 09:46



Eh oui, Philippe, le pouvoir donne tous les droits (au moins en apparence).



ledif trocas 07/10/2009 03:56


j'ai lu le titre de cet article et je me suis dit: "n'allons pas plus loin, ENFIN QUELQUECHOSE QUI VA MIEUX EN SARKOLANDE ! "  
je vais pouvoir aller dormir tranquille pour mes ex-concitoyens.
mais je reviendrai...
ΦΙΛΙΚΆ cher Fred


Fred de Roux 07/10/2009 08:52



Quelque chose qui va mieux ? Oui et non : les usagers respirent enfin mais pour ces grévistes, ce n'est sans doute que le début d'une longue série de soucis à venir...



Renard 06/10/2009 23:42


Difficile d'émettre un avis sur un fait dont nous connaissons trop peu les tenants et les aboutissants, mais pas de négociation, pas de médiateur, des risques de mise à pied pour des jets
d'oeufs.... 
A quand les représailles systématiques:  un qui bronche, 10 virés..; 


Fred de Roux 07/10/2009 08:47



Bonjour Renard,

Le mot représailles est d'une justesse ahurissante. C'est en effet l'impression que cela donne. On est peut se demander ce qui nous attend tous avec ce type de comportement. Si l'on regarde du
côté de France Télécom, ce n'est pas la tête qui est tombée mais celle de l'étage au-dessous. On dirait bien qu'il y a toujours des lampistes pour faire les frais de tout.



Rébus 06/10/2009 22:44


malheureusement, Fred, c'est une tactique habituelle ces propos de la direction


Fred de Roux 06/10/2009 22:46



Bonsoir Rébus,

C'est peut-être habituel, mais c'est surtout une pratique indigne et donc répugnante.



Lucien Aymard 06/10/2009 21:02


Bonsoir Fred,
Nous voici de retour sur les blogs, fatigués physiquement mais remontés moralement.
Pour la grève des transports lyonnais, je n'ai pas plus que toi les éléments pour juger mais un fait est avéré, la durée du préavis de grève n'a pas été mis à profit par la direction pour tenter
une négociation comme le prévoit la loi. La mode aujourd'hui est "la hussarde" comme le montre l'exemple vu d'en haut et la réponse en est l'extrémisme. On n'est pas sortis de l'auberge ...
Amitiés
Béa et Lucien


Fred de Roux 06/10/2009 21:44



Bonsoir Lucien, bonsoir Léa,

C'est agéable de vous retouvrer, vous m'avez manqué.

Je sais que les syndicats ont demandé un médiateur mais que la direction a refusé. J'ignorais que la loi prévoyait des négociations pendant la durée du préavis de grève. C'est assez surprenant
que ce n'ait pas été le cas. Il faut dire que les grèves aux TCL sont récurrentes et que l'année a été pénible pour les usagers. La direction prévoit des restructurations (on ne dit pas
lesquelles sauf une : un conducteur peut se voir affecté à plsueiurs dépôts. Peut-être le début d'une révolution au sein de l'entreprise qui consisterait en une déstructuration et non en une
restructuration).
Tout cela est bien compliqué, les syndicats ne communiquent pas avec les usagers ce qui  donne à penser à ces derniers qu'on les prend pour des cons, choses qu'ils n'apprécient pas du
tout.
Tu parles de méthode à la hussarde. C'est peut-être vrai mais là encore mes informations sont trop partielles pour que je puisse en juger. Mais cela ne m'étonnerait pas : l'époque se prête,
hélas, à la démolition systématique. Et l'exemple vient effectivement d'en haut.
Comme tu le dis, on n'est pas sotis de l'auberge...

Passez une bonne soirée                      Fred



Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche