Tiens donc ! Un récent sondage (oui, je sais, encore un !) révèle que l'idée d'un emprunt par le roi ne remporte
pas les suffrages. Drôle d'idée d'aller tâter le terrain pour savoir si oui ou non la phraséologie royale était convaincante. En ces temps de crise, même l'idiot du village aurait su tout de
suite que c'était un pari risqué.
Et vlan ! Prends ça, tu l'as bien mérité. Voyons, récapitulons les événements : la crise éclate, l'économie se casse la gueule, les banques sont soutenues par les finances royales, les serfs se
retrouvent au chômage, leurs salaires stagnent, on réforme à tout va, on supprime des postes dans l'éducation, on veut que l'hôpital soit rentable (traduisez, ne soignez que ceux qui peuvent
payer), on délocalise pour empocher toujours plus de dividendes, les syndicats ne font pas leur boulot, le roi s'est auto-augmenté, se paye un nouvel avion, a refait la tapisserie de sa chambre,
se paye la tête de ses ministres en régentant tout, les coffres sont vides, les riches ne payent pour ainsi dire pas d'impôts... La liste est longue, bien trop longue. On a tous compris qu'on
était eus dans les grandes largeurs, il n'y a pas jusqu'aux retraités qui ne se tiennent plus tranquilles et réclament qu'on les augmente... Alors oser lancer un emprunt auprès du peuple qui n'en
peut déjà plus, c'était pure folie. Ou inconscience totale.
Voilà, c'est dit : les serfs ne veulent pas prêter au roi, na !
Par Fred de Roux
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Publié dans : actu finance
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