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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 17:52
Deuxième leçon : les accents.
Ne me dites pas que vous en ignorez l'existence et que votre clavier est en qwerty (clavier américain = pas d'accent) et non en azerty (clavier français).
L'accent aigu ferme la voyelle, l'accent grave ouvre la voyelle. "J'habite près de l'estuaire bordé par des prés". Voici deux mots quasi identiques, mais l'un est un adverbe, le second est un substantif. Le premier est à voyelle ouverte, le second est à voyelle fermée.
Autre erreur fréquente : l'accent circonflexe. Là, c'est d'un confus pour la majeure partie des gens, notamment quand il s'agit des possessifs. L'adjectif possessif notre ou votre sont souvent à tort chapeautés alors que seul le pronom possessif peut l'être. "Notre maison et la vôtre sont mitoyennes" : le premier est bien un adjectif, le second est bien un pronom. Pour faire la différence, il suffit de savoir que l'adjectif possessif n'est jamais précédé d'un article, contrairement au pronom, l'article reprenant (pour éviter la répétition) le mot sous-entendu. Je peux inverser ma phrase : Votre maison est mitoyenne de la nôtre.
Autre particularité syntaxique : l'apparence identique du passé défini (on dit également, passé simple) et du subjonctif imparfait. La confusion est telle que la plupart de ceux qui écrivent mettent systématiquement et indifféremment un accent circonflexe tant au passé défini qu'au subjonctif imparfait.
Il suffit de conjuguer pour s'en apercevoir : je fis, tu fis, il fit (passé simple de l'indicatif) ; que je fisse, que tu fisses, qu'il fît (
imparfait du subjonctif ).Tiré par les cheveux me direz-vous ? Sans doute ! Si vous utilisez l'auxiliaire avoir, vous verrez qu'il en va de même à ces temps que pour le verbe faire : passé défini => j'eus, tu eus, il eut ; imparfait du subjonctif => que j'eusse, que tu eusses, qu' il eût.
Certains pensent que tout cela est inutile. Mais il n'en est rien. En fait, ces particularités permettent de distinguer les mots homophones entre eux. Ce sont des homonymes, donc des mots de sens différent. Qu'il s'agisse de substantifs ou de verbes, une graphie sans erreur permet d'évitr des contresens et surtout de se faire bien comprendre à l'écrit.

Cette leçon est-elle assez claire ou bien faut-il que j'affine encore ? De mon point de vue (qui n'engage que moi), c'est largement suffisant. Allez, à vos claviers !

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Published by Fred de Roux - dans de la Graphie
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commentaires

segolin 15/06/2009 23:45

je ferais attention à l'avenir ,FRED , je tiendrais compte de tes remarques judicieuses et pourtant je n'ecris pas de SMS car je n'ai pas de portable ,c'est unequestion de concentration, à bientôt                     lord sinclair segolin!

Fred de Roux 15/06/2009 23:53



Bonsoir Segolin,
Je m'en serais voulu si je t'avais blessé par mes remarques car mon intention était amicale. C'est dommage de gâcher ton talent avec ces fautes si facilement évitables. J'ai l'intention d'écrire
des articles de temps à autre à propos des fautes récurrentes faites par les uns et les autres. Notre langue est fort belle, ne la gâchons pas ! Faisons plutôt en sorte de la remettre sur les
rails et d'éjecter le mauvais usage (surtout qu'aujourd'hui, nos médias chéris pratiquent une anglophonie outrée).

Bonne soirée ou plutôt bonne nuit et à très bientôt



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