Les syndicats menacent le fidèle des fidèles. Ils parlent même de geler la fusion CE-BP. Or, le roi désire
ardemment que cette fusion soit effective au plus tard le 30 juin prochain. Lui qui aime les rouages bien huilés, qui positionne ses pions aux points stratégiques, ne va pas du tout apprécier
l'attitude des syndicats. Que voulez-vous, une fusion de ce type réclame quelques éclaircissements qui, pour l'instant, restent dans un clair-obscur inquiétant quand on est un représentant des
employés. Les syndicats exigent de savoir quel est le "projet stratégique et ses déclinaisons concrètes jusqu'en 2012", le « business plan » qui en découle et ses déclinaisons par
entreprises et enfin l'impact sur l'emploi au niveau du nouvel organe central (N.O.C.), des entreprises du réseau Caisses d'Epargne et des filiales du groupe". On ne lésine pas quand il
s'agit de noisettes, n'est-ce-pas ?
Ce qui est compliqué dans cette affaire de fusion de ces deux banques, c'est que chaque comité d'entreprise régional de ces deux dames des finances doit donner son avis et avaliser le
projet. Il ne s'agit pas de bloquer cette fusion ad vitam aeternam, mais d'obtenir des garanties en matière d'emplois. Si un seul CE ne rend pas son avis, ça risque de se terminer devant les
tribunaux. Et ça, c'est plus que mauvais, car un seul vote manquant, la fusion peut se faire, c'est vrai, mais avec le risque que le nouveau groupe bancaire soit poursuivi. Si c'est pas un
dilemme...
Par Fred de Roux
-
Publié dans : actu finance
-
1
-
Recommander