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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 19:17
Crise + récession = licenciements en vue. Inéluctable. Chaque jour, on apprend que tel groupe international ou non prévoit de fermer des usines, de réduire le nombre de ses salariés. Tout en empochant des primes pour services rendus. Donc, ce sont bien des primes à la casse que ces dirigeants décomplexés reçoivent.
Le mépris dans lequel les salariés sont tenus est infernal. Ils n'existent pas en tant qu'humains, seulement en tant que producteurs. Le hic, c'est que le fruit de leur travail tombe dans l'escarcelle des autres et qu'il ne leur reste que les yeux pour pleurer. Quand ils ont encore des larmes.... A force d'être malmenés par la vie, ils s'abrutissent comme ils peuvent pour oublier leurs malheurs. Ils sont impuissants face au laminoir qu'est cette société soi disant évoluée. Les syndicats ne savent plus défendre ceux que la crise, la récession, mais surtout l'esprit de lucre, passent à la poubelle. Pas tous cependant. Les syndicalistes locaux restent proches de la population. Et s'insurgent, dénonçant les "malversations" évidentes de ces groupes ou dirigeants qui piétinent le labeur harassant des salariés pour les remercier sans ménagement . Car, c'est  bien le drame : les salariés ne sont que des outils, peut-être même moins que les matériels sur lesquels ils travaillent. La considération n'existe pas dans la relation patron-employés. Comme si, dans la hiérarchie des valeurs, un patron valait quelque chose en soi et que l'employé ne valait que par son travail. Etre réduit à n'être que productif, voilà ce qu'est la vie de ceux qui triment toute leur vie pour assurer le gîte et le couvert à leur famille. Lorsqu'on leur enlève le pain de la bouche en les licenciant, ils perdent le peu qu'ils avaient l'impression de posséder. Ils ne sont plus des identités référencées, mais des objets qu'on jette comme des mouchoirs en cellulose. Au nom du profit. Et on ne comprend pas que ce mépris affiché de leur existence, pire qu'une claque,  puisse les jeter dans les rues. Et pendant qu'ils continuent malgré tout d'espérer, qu'ils se battent pour conserver cette dignité bafouée au nom de l'argent, les patrons reçoivent des émoluments honteux. Si ça, ce n'est pas une prime à la casse...., une casse de l'homme qui représente moins que le matériel sur lequel il a transpiré pour enrichir le patron. La subordination  est sans doute le facteur de ce mépris exprimé quasi ouvertement pour ceux que la productivité rend esclave.

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Published by Fred de Roux - dans phénomène de société
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commentaires

aliciabx 29/05/2009 11:21

Héla, comme tu as raison car il s'agit bien de la casse de l'homme pour toujours plus de profit.Hier, au JT de France 2, j'ai appris que certaines banques et entreprises rappelaient les finnanciers avec des salaires faramineux, pour continuer comme avant et de plus belle.Le soutien aux banques leur a donné un blang seing et je crois qu'il n'y a que nous, citoyens, consommateurs, salariés qui pouvons changer les choses.Car nous sommes dans un système devenu écoeurant...

aliciabx 29/05/2009 11:21

Héla, comme tu as raison car il s'agit bien de la casse de l'homme pour toujours plus de profit.Hier, au JT de France 2, j'ai appris que certaines banques et entreprises rappelaient les finnanciers avec des salaires faramineux, pour continuer comme avant et de plus belle.Le soutien aux banques leur a donné un blang seing et je crois qu'il n'y a que nous, citoyens, consommateurs, salariés qui pouvons changer les choses.Car nous sommes dans un système devenu écoeurant...

Fred de Roux 29/05/2009 11:32



Ecoeurant ? Le mot est faible. Répugnant est, me semble-t-il, préférable pour qualifier ce système où l'absence de respect démolit bien des vies.



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