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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 22:33
Le mot d'ordre est venu des syndicats qui, unis pour la première fois depuis la fin 2008 (il était peut-être temps qu'ils fassent front face aux abus du pouvoir en place), ont décidé de deux journées de grève,  la première ce jeudi, la suivante étant programmée pour le mois de juin. Etrange qu'il ait fallu autant de temps quand tout va si mal que la révolte enfle et commence à se faire entendre. Je sais, j'ai dit que j'avais conscience que le roi ne pouvait pas grand chose, sinon rien, au mal généralisé. Il n'empêche que tout en ayant conscience de l'impuissance royale face au désastre engendré par la crise, je reste critique et pense qu'on peut se sortir de certains guêpiers pour peu qu'on en ait la volonté. Les syndicats sont bien là pour démontrer que leurs dissensions, leurs rivalités imbéciles faisaient le jeu du pouvoir et qu'à force de baisser pavillon face à ce qui écrase si volontiers, un minimum de consensus permettait d'envisager d'autres solutions. Sauf qu'avec la crise, ils ont omis de sauter dans un train déjà en marche.
Pour en revenir à la grève de jeudi, elle est tout à la fois locale et nationale (c'est idiot, mais c'est comme ça : il faut être unis sans avoir l'air de l'être à fond la caisse). Ca permet deux mois d'intervalle (ainsi qu'il a été institué depuis cette belle concordance d'idées face à la crise) entre chaque grève nationale, ce qui semble devenu pour les syndicats la norme institutionnelle du contre-pouvoir. Donc, dans deux jours, ça défilera en ordre dispersé, localité par localité, sous la coupe des syndicalistes locaux auxquels il revient de défiler en tête de cortège tout en ne maîtrisant rien du tout. En fait, ces manifs sporadiques sont menées par les plus durs : les grévistes qui refusent de plier face au pouvoir et à ses diktats. Les syndicats ne font que suivre le mouvement à défaut de le précéder autrement qu'en tête des manifestants. Ainsi, avançant en tête, ils ont l'air d'être les meneurs (ce qui dédouanne les fauteurs de troubles habituels car plus convaincus du bien-fondé de leurs actions subversives). En fait, ils trônent. En quelque sorte. Drapeau de leur confrérie, pardon de leur confédéaration, flottant au vent, symboles des luttes anciennes perdues à force de compromissions avec le pouvoir.
Il y aura convergence entre l'université et l'hôpital car tous deux sont sur la sellette brûlante des réformes en cours. Deux cortèges différents, puis jonction à un moment donné, généralement aux environs de la préfecture cernée par les CRS, juste histoire de narguer derechef ce pouvoir qui n'en fait qu'à sa tête et ne tient compte de rien. A suivre donc !

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Published by Fred de Roux - dans actu
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