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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 22:05
Quel corps d'état n'est pas déjà fâché avec le roi ? Education nationale, fonction hospitalière, milieu carcéral, autant de protestations apparemment corporatistes et pourtant... Comment peut-on accumuler autant de maladresses ? Question de méthode ? Certainement. En prétendant rompre avec ce qui a été, selon lui, trop longtemps des chasses gardées, le roi entend réformer. Mais son sens de la rupture n'est jamais que fonction des décisions européennes. Il n'a pas le choix. Les accords signés avant son mandat sont désormais irréversibles. Force lui est donc d'aller de l'avant au pas de charge.
On peut s'interroger sur les élections qui auront lieu dans un mois. On ne peut pas dire que la campagne qui aurait dû commencer soit très présente et ce n'est pas ce petit mois qui poussera les électeurs vers les urnes : on leur cache l'essentiel, à savoir que les nations sont assujetties à l'Europe et que désormais la souveraineté nationale n'est plus qu'une illusion. Est-ce la volonté, non pas de plier, mais de faire en sorte que les premiers intéressés ne soient pas en mesure de s'immiscer dans ces affaires-là, parce que considérés comme inaptes à saisir les réels enjeux  et l'impact des décisions prises ? On est en droit de se poser la question car l'avenir des serfs se joue dans leur dos. Le manque d'informations semble plus que volontaire, comme si on craignait une rébellion massive. En effet, si les populations savaient que tout est joué malgré eux, il est à craindre une forte poussée de fièvre qui réduirait à néant tout ce qui a été mis en route depuis plusieurs décennies. L'arrivée de l'euro a bousculé les vieilles habitudes, tout le monde en fait les frais : l'avenir n'a rien de radieux et personne ne sait ce que demain réserve. Ce n'est pas la crise qui est responsable mais les volontés politiques délibérées, tournées plus que jamais vers un libéralisme outré.
Et le roi dans tout ça ? Ma foi, c'est un petit bonhomme qui suit le mouvement, faute de pouvoir réel. La sagesse aurait dû lui dicter d'adopter un ton de pédagogue. Son apparente franchise, son langage souvent excessif ne sont que des faux-semblants car enfin, il faut bien se montrer intéressant. Quand on ne dispose pas d'un pouvoir réel, on se fait croire qu'on en a quand même. Le roi ne sera pas le sauveur qu'une certaine frange de la population espérait.

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Published by Fred de Roux - dans critique
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