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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 13:08
Dans deux jours, c'est le premier mai. Le tout premier depuis la survenue de la crise. Le royaume va mal, les esprits sont échauffés, ça manifeste sec dans tous les secteurs, ce sont des levées de boucliers contre les réformes tous azimuts du roi, bref, c'est une super pagaille.
Pendant que les salariés sont à la peine, les syndicats mijotent un premier mai d'ampleur. Pour une fois ils défileront non pas en ordre dispersé mais de manière unitaire. Il serait peut-être temps...

Derrière tout cela, après les grands rassemblements qui ont jeté dans la rue des millions de manifestants, les syndicats visent une nouvelle démonstration de leur pouvoir. Ils se réuniront donc prochainement afin de se déterminer en vue d'une grève. Mais là encore leurs avis divergent : l'un veut une grève de 24h, l'autre refuse. Sont-ils vraiment prêts à s'entendre ? Et surtout à entendre les travailleurs ? Les travailleurs qui préfèreraient une grève dure et durable et non pas par épisodes au rythme de tous les deux mois.

Pendant que les syndicalistes réfléchissent, le gouvernement, lui, remet le travail dominical sur la planche à débiter des réformes. Apparemment, il n'a toujours pas compris que heures sups et travail du dimanche ne créeront surtout pas d'emplois. On ne peut pas être plus bouché... ! Plus les mois passent, plus le nombre de chômeuirs augmente. Le seuil du demi-million de nouveaux demandeurs d'emploi devrait être dépassé avant la fin de cette année. C'est dire l'urgence du travail dominical... !

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Published by Fred de Roux - dans Législation
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commentaires

Hécate 17/08/2009 16:03

il y a les deux côtés,oui,le désespoir...aussi pour ceux qui voient  clairement la catastrophique situation...

Hécate 17/08/2009 15:39

le plus navrant c'est qu'une partie des salariés semblent ne rien voir...C'est mal barré!...

Fred de Roux 17/08/2009 15:59



Ce n'est pas qu'ils ne voient pas, ils en ont tellement assez qu'ils n'ont plus la force de réagir. Cela s'appelle du désespoir.



Hécate 17/08/2009 12:59

C'est bien ça la tragédie!...C'est terrible...

Fred de Roux 17/08/2009 14:58



Ben oui, malheureusement on ne peut faire autrement que de supporter cette "incurie instituée" particulière. Dommage, le principe de la défense des salariés était vraiment bonne. A croire qu'elle
n'est plus dans l'air du temps et que pour survivre, il faut se déculotter devant le pouvoir...



Hécate 17/08/2009 11:39

Délicat de faire un commentaire...les syndicalistes qui ont des idées,ne sont pas suivis toujours,et la mésentente et les idées politiques...bref,ça ne va pas bien ensemble...Après des années ,quand les embrouilles viennent ,le découragement vient...Ouvrir l'oeil et le bon,paraît bien compromis hélas actuellement!                 

Fred de Roux 17/08/2009 12:01



Tu sais, si la mésentente est si visible, leur regroupement devrait exploser. Le plus vite serait le mieux : FO ne cache pas sa vision d'une grève générale et non de grèves sporadiques au rythme
d'une tous les deux mois. Du côté des bases syndicales, c'est mieux géré (voir ce qu'il s'est passé au niveau des universités par exemple, ou ceux dont les entreprises ferment pour cause de crise
alors qu'il y a des bénéfices). En fait, les syndicats locaux sont pour la grève dure. Parce qu'ils sont sur le terrain, ils ont davantage conscience des problèmes. Tandis que dans les hautes
sphères, on est loin des préoccupations des gens : on navigue et on fricote entre gens de bien, n'est-ce-pas ? La critique que je fais des syndicats (je parle des centrales parisiennes) vaut pour
le gouvernement : les uns et les autres planent à 15 miles au-dessus de la masse, ils ne l'aperçoivent même pas (et pire, un super jeu de
mot grâce à la richesse de notre langue),  ils ne la perçoivent même
pas.




sixtine 30/04/2009 14:21

Plutôt partisane d'une " Grève générale dans l'unité " pour reprendre un des slogans de la dernière manif !Le syndicalisme s'essouffle...Peut-être a t-il vendu son âme au diable ?

Fred de Roux 01/05/2009 09:40



Bien sûr qu'il l'a vendue et plutôt deux fois qu'une. C'est pourquoi il y a à peine 20% de syndiqués et qu'il était question de rendre la syndication obligatoire (il y a quelques années de cela,
ça avait été proposé). Plier l'échine pour soi-disant négocier... Normal que le syndicats soient essoufflés !



fred de roux 30/04/2009 13:16

A cela s'ajoute que lors des élections à la SNCF, il fallait obtenir 10% des suffrages pour rester un syndicat reconnu. Ils sont tellement éloignés de la base et trop en atomes crochus avec le pouvoir (du moins les gros) qu'il faut bien envisagr un nettoyage "ethnique" et ramener à un nombre raisonnable (environ 3) de syndicats. Ca risque d'aller de mal en pis, surtout que le syndicalisme est devenu une peau de chagrin dont la taille rétrécit à vue d'oeil (trop d'adhérents déçus).

Etiam+Rides 30/04/2009 12:36

Les syndicats, comme les partis politiques traditionnels, ne sont pas à la hauteur des circonstances.S'ils ne se ressaisissent (je parle de ceux qui sont récupérables), ils seront emportés avec le système qui s'effondre et auquel ils se seront trop identifiés.

fred de roux 29/04/2009 21:43

Entièrement d'accord : les syndicats (et ça ne date pas d'hier) sont à la botte du gouvernement, question de savoir survivre quand on n'a pas de réel pouvoir. Ils sont les interlocuteurs privilégiées sur le plan social, mais ils ne font jamais que plier devant les exigeances dirigeantes, toujours parce que ils ont jetés sur eux-mêmes le discrédit en "se vendant" au patronat. C'est pourquoi les coordinations sont nées, hélas elles sont rejetées lors des "dialogues" entre gouvernement et syndicats. Alors qu'elles représentent véritablement ceux par lesquels elles ont été crées. La spontanéité n'a jamais été agréée : elle dérange parce que non conformiste. Tandis que les syndicats se sont glissés dans le moule, histoire de tenir la dragée haute (au moins en apparence) aux dirigeants. C'est navrant car la démocratie a été mise à mal par ces partenaires obligés (pouvoir et représentation salariale). Eh oui, il y a complicité tacite entre eux, cela s'appelle de la collusion.

fleche 29/04/2009 20:09

Je ne suis pas certaine que pour être entendus, les salariés du public ou du privé aient intérêt à passer par les syndicats qui se discréditent, soit ils sont toujours dans le non systématique et je ne citerai aucun nom, soit ils sont dans une négociation fade et se laissent avoir.A leur décharge, le gouvernement que nous avons depuis 2007 n'entend rien, n'écoute rien, avance tel un char d'assaut et détruit tout ou presque sur son passage.

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