Le tout réforme du roi touche à tout. Voilà la Justice en ligne de mire. L'avocaillon de formation connaît bien sa partition. Aujourd'hui, il doit discourir (il adore ça et ce n'est pas sans
rappeler un certain tribun du royaume aussi bien formé que lui par l'avocature) de la transformation du juge d'instruction en juge de l'instruction. Apparemment, cela n'a rien de bien tonitruant.
C'est oublier que l'introduction de l'article élidé change tout. Subtile manoeuvre langagière, mais pas seulement. Ce n'est qu'un complément de nom, certes, cependant, la signification de cette
vairiation syntaxique semble signifier que l'indépendance de la justice est remise en question. En quoi exactement, je l'ignore ? Mais si la magistrature proteste, si l'opposition s'insurge, il
doit bien exister des raisons fondamentales. Pour preuve, c'est que les caciques en la matière montent au créneau et défendent cette nouvelle réforme.
Avez-vous déjà oublié que le roi, lors de la sempiternelle présentation des voeux au royaume, a maintenu que toutes les réformes seraient menées tambour battant avant la fin de l'année ? Celle du
juge d'instruction n'échappe donc pas au filtre imposé de la mandature royale. Il faut tout changer, quitte à réduire tout à rien du tout.
Que le code Napoléon soit caduc est avéré. Mais pourquoi, pourquoi, alors qu'on en parle depuis longtemps choisir maintenant de tout casser ?
Par Fred de Roux
-
Publié dans : critique
-
0
-
Recommander