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Deux ralliements en peu de temps. D'aucuns ironisent que ces retours au bercail ne feront pas gagner le tenant du titre. Mais à quand la dégonflette d'autres opposants du même bord qui, pour l'instant, boudent la sphère royale et prétendent pourfendre un roi impossible ? C'est vrai, quoi, quand on appartient à la même classe sociale (politique, castique, élitiste) il semble logique que les autres, encore silencieux, se déballonnent comme ces deux-là.
Tout cela fleure bon la droite traditionnelle, conservatrice, conformiste.
Quoi ? Je porte des jugements de valeur ? Eh bien oui ! Les valeurs, n'est-ce pas revenu au goût du jour ? Pourquoi
échapperais-je à ce retour en force ? N'ai-je donc point le droit de déraper quelque peu ? Il faut bien s'amuser, fut-ce au détriment des autres. Se gênent-ils ces autres pour nous enfariner gros comme une maison, pour nous faire croire qu'ils ne sont pas comme sa
majesté et qu'ils ont quelque chose à proposer et donc à faire pour que ça change ? Ah, c'est qu'ils causent bien, ces gens-là. Et comme on les écoute (comment faire autrement d'ailleurs si l'on
veut avoir une idée exacte et choisir, après avoir mûrement réfléchi, le bulletin qui scellera notre destin pour cinq longues années ?), ils ont raison de pérorer. Ce sont donc belles paroles, promesses et autres pensées qui sont censées nous réjouir l'âme et faire
mûrir en nous des opinions qui nous échappent encore. On cherche les nouveautés, on n'en trouve guère, mais indécrottablement assujettis au suffrage proposé, nous plongeons dans l'abîme des comparaisons et tentons de nous déterminer. Alors quand on voit des candidats
renoncer à leur ambition "pour la France" (ah, que c'est beau, que c'est bien dit !), la donne étant changée (peu importe les choix initiaux, c'est un engrenage supplémentaire qui pourrait bien
enrayer la machine), il nous faut derechef nous immerger pour le jour dit, faire en sorte que ces changements que la plupart attend en frémissant aient lieu. Car qui ne pense pas par devers soi :
ET SI..., sans oser aller plus loin que ce SI qui en dit tellement long que l'on comprend facilement les doutes qui assaillent ceux qui désirent ardemment la mutation du système et de la société.
Au fait, il y en a encore combien qui vont se débiner (pour cause de pourcentage maigrichon) ?
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