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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 13:40

Ce matin, grâce à Râleuse, j'ai lu les propos de Tsipras. Si ça, ce n'est pas parler, je n'ai plus qu'à manger du son.

http://http://www.politis.fr/Alexis-Tsipras-allocution-du-26,31718.html

Nos représentants auront-ils le courage de se pencher enfin sérieusement sur le cas grec et admettre qu'après toutes ces tergiversations inutiles, une décision et une seule existe ?

 

Nous sommes en fin de journée et voilà que la pire nouvelle tombe : le 30 juin, la Grèce devra effectuer le remboursement. C'est d'une connerie : on injecte des fonds pour que le pays puisse redémarrer et dans le même temps, il doit restituer sur les fonds avancés une somme dont son économie a grand besoin. Comme non sens, on ne trouve pas mieux. Tsipras ose le tout pour le tout : un référendum aura lieu la semaine prochaine. les Grecs devront se prononcer s'ils restent dans l'Europe ou s'ils en sortent. Or, on sait très bien que les Grecs sont européens et se ressentent comme tels. Ce référendum est carrément une critique de la méthode employée pour resserrer l'étau autour des Grecs.  Il est impossible que les Grecs rejettent le plan d'aide de l'Europe. Tout comme il leur apparaît comme inenvisageable d'abandonner l'euro et de se soustraire à l'Europe Les eurocrates ne s'y trompent pas : ce coup de Jarnac de dernière minute ressemble à un ultimatum. Ils ne peuvent pas intervenir sur le plan intérieur, car la souveraineté des états est inviolable. Cette semaine supplémentaire aura-t-elle l'effet escompté ? Je ne me prononcerai pas.

 

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans de la Grèce
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commentaires

Florentin 30/06/2015 17:38

Voilà un imbroglio difficile à détricoter. On est au moins su d'une chose. La médication qu'on a imposée à la Grèce (totalement illogique) est éminemment toxique. Il faut, forcément, essayer autre chose. Qui ne désengage pas le pays de ses responsabilités, mais ne l'étouffe pas pour autant.

Le Mousquetaire des Mots 01/07/2015 09:44

L'alternative est tout simplement étaler la dette sur le long terme : c'est un non-sens parfait que de prêter quelque 7 milliards et d'exiger qu'on rembourse dans le même temps presque 2 milliards. A quoi sert, en effet, d’amputer d'autant un prêt ? Cela s'appelle de l'usure. Vraiment très chic ! Ce que Tsipras demande c'est de reconsidérer les loyers du prêt sur le long terme. Sinon, comment la Grèce peut-elle redémarer. Ah, la politique financière... La pire absurdité jamais imaginée par l'homme... !

Le Mousquetaire des Mots 29/06/2015 20:46

Cela mènerait peut-être au désastre, ou tout son contraire. Difficile de pronostiquer la suite d'une politique à l'Islandaise. en tout cas, ce pays a démontré qu'en ne recapitalisant pas les banques, la situation n'était pas joyeuse, mais cela n’empêche pas le pays de se redresser. C'est une politique risquée, mais peut-on un pays appliquer ailleurs cette méthode "radicale" ? Je n'ai pas la réponse.

jfvionnet 29/06/2015 09:29

Et si la Grèce faisait comme l'Islande, que se passerait-il ?

jean-claude thibault 28/06/2015 18:43

L'absolu entêtement du FMI masque une réalité bien prosaïque : Lagarde fait de la politique pour couper court à une autre solution possible. Ils ont une peur bleue que la Grèce trouve un autre chemin... qui ferait contagion en Espagne, au Portugal, en Irlande. Et voilà Strauss-Khan qui sur twiter fait amende honorable en avouant une part de responsabilité dans cette rigueur meurtrière ! Et qui conseille aux banques de "prendre leurs pertes" (de cette dette que le FMI a aggravé !). Ils ont bonne mine...

Le Mousquetaire des Mots 28/06/2015 23:00

Et la trouille est que, effectivement, cela fasse boule de neige. Il y a fort à parier que le référendum confortera Syriza via Tsipras : les grecs se sentent européens et ne veulent pas sortir de l'euro. La seule contagion condamnable, c'est celle qui consiste à enfoncer les peuples dans l’austérité. Et DSK aurait pu réagir plus vite. Qu'il reconnaisse sa responsabilité dans cette affaire, c'est bien le moindre qu'il devait faire. Mais les banques ne l'entendent pas de cette oreille et préfère sacrifier des peuples entiers au nom de l'argent. Tiens, s'il y a quelque chose à supprimer dans cette société, c'est bien l'argent : il pourrit tout.

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