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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:59

La douche froide. Oui, mais pour qui ? Grotesque tout cela. Du jamais vu, se dit-il, sous la 5ème république. Sans doute. Mais qu'est-ce que ce constat (déplorable apparemment) ? Après tout, s'il y a mésentente, il vaut mieux trancher dans le vif.

Des questions se posent et pas n'importe lesquelles.

1) Faut-il, pour gouverner, complaire à Bruxelles ? 2) Faut-il emboîter le pas des pays comme l'Espagne qui, nous dit-on, redresse la tête après avoir tranché dans le vif ? 3) La démission du gouvernement dans sa totalité résoudra-t-elle les problèmes ?

Doit-on rire de ce drame grand guignolesque ? Pourquoi pas ? Après tout, il faut bien que des chantres jouent les trublions. Est-ce seulement pour se mettre en avant ou bien s'agit-il d'une pensée réelle, fondée sur une réflexion intense ? Les commentaires, évidemment, vont bon train chez les analystes des arcanes gouvernementaux. Ces spécialistes politiques s'en donnent à coeur joie et tout en décortiquant les tenants et aboutissants, s'ils ne se réjouissent pas de cette démission fracassante, n'en oublient pas pour autant de sourire. Parce que, d'une certaine manière, c'est une grosse farce. Voilà un gouvernement qui n'aura pas duré plus qu'un fétu de paille. A qui, à quoi la faute ? Inexpérience du pouvoir ? Meneur sans réelle envergure ? Equipe composite ? Bataille d'Ego pour prendre date pour le futur ? Le ridicule ne tue pas. Et là, si nos voisins ne font pas des gorges chaudes des déconvenues successives de nos dirigeants...

Si l'on me consultait, je conseillerais à l'exécutif de choisir de nouvelles têtes. En pêchant dans la société civile. Je verrais bien un chef d'entreprise être aux commandes de l'Economie. Ce serait un grand pas en avant que cette nouveauté. Je crains, ou plutôt, j'ai la certitude que le casting se fera dans les rangs serrés des mêmes. Dommage qu'on ne soit pas auditionnés car alors, le changement serait effectif et surtout en concordance avec ce que nous souhaitons. Tant que ce seront des professionnels de la politique qui dirigeront les ministères, il n'y aura pas d'embellie. C'est bien joli d'être des théoriciens, mais la théorie réclame de la pratique. Et c'est bien ce qui manque cruellement à ces gouvernants qui vont et viennent au gré des remaniements. A quand une initiative réellement novatrice ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Tintamarre
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commentaires

jfvionnet 27/08/2014 11:07

Tu as bien raison, mais les hommes ou les femmes de la société civile n'ont jamais fait la preuve d'une plus grande efficacité, d'après mes souvenirs. Piketty à l'économie, ça aurait quand même plus de gueule que ce Macron. Quant à Sapin, énarque de la promotion Voltaire, je préfère me taire. Bon, nous verrons bien combien de temps durera cette mascarade avec Manuel Valls comme chef d'orchestre.
Amicalement.

Le Mousquetaire des Mots 28/08/2014 07:56

Nous sommes entièrement en accord sur ce point précis. Souhaitons que nos élites acquièrent ce bon sens

jfvionnet 27/08/2014 18:56

J'ai été chef d'entreprise, de nombreuses années dans l'ère mitterrandienne, il y a donc maintenant prescription mais j'adhère volontiers aux principes de la société civile, mais la vraie pas celle des Gattaz et du CAC 40.

Le Mousquetaire des Mots 27/08/2014 16:48

Bonjour Jean-François,
Ces gens-là n'ont jamais appartenu à la société civile, ils se sont contentés de faire une grande école, de faire le siège des partis, et vogue la galère. Un vrai chef d'entreprise ne commettrait pas leurs erreurs, si libéral serait-il. Gérer, c'est un métier qui demande de l'investissement en temps, de se coltiner les banques, les syndicats (je ne parle pas du Medef), bref, qui affrontent la vraie vie et acquièrent de l'expérience et font aller leurs affaires. l'un d'entre eux s'est présenté. Il n'a pas fait 1 %. Regrettable : les médias aiment le tapage et ne l'ont invité qu'en marge des autres avec un temps de parole très bref. Un parfait inconnu, mais un chef d'entreprise qui a réussi et qui aurait su (mais ce n'est que mon point de vue) mener la barque économique comme il a géré ses entreprises (revendues l'une aux USA, l'autre à l'Allemagne). Un vrai cas d'école qui mériterait qu'on y réfléchisse. Dis-moi, ne fais-tu pas qu'avec ce que tu as ? Pourquoi un état serait-il un perpétuel emprunteur ? Pas étonnant que la dette enfle... Bref, je me sens nettement plus critique qu'autrefois : j'ai l'impression qu'on use les vieilles ficelles jusqu'à la corde. Une crise de système reste une crise. Et c'est là qu'il faut être novateur. Pour l'instant, c'est plutôt la panne.
Bon,, on verra bien ce qu'il en sortira, demain est un autre jour.
Bonne fin de journée.
PS : au fait, ce sont quasi les mêmes. Rien d'étonnant.

pamphile 26/08/2014 18:40

C'était pas novateur pour un simili-socialiste de mener une politique de l'offre ???

Le Mousquetaire des Mots 27/08/2014 16:39

Bonjour Pamphile,
Simili-socialiste ? Ma foi, plutôt bien trouvé et surtout très sarcastique. Politique de l'offre ? Je préfère ne pas commenter, je risquerais fort de tomber dans la grossièreté. Vaut mieux être consensuel, ne crois-tu pas ? Du moins en apparence. En tout cas, j'avais la certitude qu'il n'y aurait pas de véritable changement. Encore un gouvernement de plus et qualifié de resserré. Pour le serrage de ceinture, une fois de plus. Parfois, je me dis que les illusions sont plus agréables que les certitudes. Et comme rien ne dit que la ligne libéralo-libérale ainsi affirmée donnera des résultats... Je vais sans doute épier au plus près, suivre tout cela à distance, pour livrer mes conclusions avant l'éclatement de la bulle. En tout cas, dès 2008, j'écrivais que la crise s'éterniserait et qu'il faudrait au moins une décennie pour relever la tête, voire davantage. Je n'aime pas endosser l'habit du pessimiste, mais franchement, de la rigueur dans le raisonnement avant d'imposer la rigueur (= austérité) serait nécessaire. Le tout enrobé d'une pédagogie de base pour que la population cesse de rechigner puisqu'il faut bien en passer par là (hélas pour nous !). Ceci dit, c'est facile d’argumenter et de grogner, mais agir, c'est bien autre chose. Je ne voudrais pas de leur place pour un empire. Et leur laisse le soin de faire passer le message d'un très prochain tour de vis encore jamais vu. Ça sent bigrement la baisse des salaires, le détricotage des acquis sociaux qu'on doit à la Résistance, le non remboursement de tous les médocs..., etc, etc. Une vraie France à plusieurs vitesses, bien entendu. Selon que vous serez grand ou misérable...

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